A l’issue des vols, un de mes stagiaires m’explique qu’il a dû écourter son vol en onde et revenir se reposer car il n’était pas arrivé à uriner durant son vol. S’en suit une petite discussion sur les différents moyens existants. On parle donc des sacs congélations et des méthodes d’utilisation en vol. Là, ce pilote breveté, lâché campagne, quelques centaines d heures à son actif, m’explique qu’il a bien des sacs dans son planeur mais qu’il n’y arrive pas.
– mais comment t’y prends-tu dans ta cabine, en vol
– ben, quand c’est calme, que je suis en laminaire, je compense le planeur, je commence par me débreller!
– comment ça, tu te débrelles en vol
– en fait, comme ça me gêne pour sortir mon , alors je déboucle la ceinture du harnais, je défais un peu les sangles du parachute de manière à avoir plus de place et être plus à l’aise
– STOP
Là, changement de ton leçon sur l’importance de toujours garder son parachute et son harnais attaché, les risques encourus en cas de collision, turbulence, etc.
De cet événement, je retiendrai essentiellement le fait que ce pilote n avait jamais été briefé correctement sur la nécessité absolue de resté attaché durant tout le vol. Il ne pensait pas prendre de risque particulier en se débrellant en vol, en laminaire, à haute altitude.
Savoir uriner en vol s apprend. Le plus souvent cet apprentissage se résume le plus souvent à j utilise tel moyen, t as qu à faire pareil, essaie . Et bien non je pense au contraire qu’il faut savoir rentrer dans les détails, expliquer clairement même si c est avec des termes crûs et explicites. Mais peut-être qu’au travers de discussions franches et sans tabou, on évitera à des pilotes débutants d en arriver à tout découvrir par eux-mêmes au risque de faire n importe quoi.