Après un assez long vol solo (et la fatigue qui va avec), on me demande de prendre un nouveau au club, pour un vol de début d’année. Le pilote est confirmé, il a fait un stage pré-ITP 2 ans plus tôt. Le vol se déroule au mieux, le pilotage est excellent, les conditions sont aussi excellentes malgré un décollage tardif (17h45). A notre grande surprise, le plafond est de 2000 m QFE. Nous en profitons pour aller se balader et repérer un terrain privé de dégagement. Je lui fais faire quelques exercices de décrochage en virage et ligne droite. Nous décidons finalement de rentrer.
Un instructeur plus ancien me suggère d’enchainer quelques treuillées pour le relâcher aussitôt. A cette fin, je demande au pilote un posé côté treuil. En piste, les vélivoles se préparent à ramener le matériel, il se fait tard. De ce fait la cabane de piste a été attelée et approchée de la bordure de piste. Le circuit de piste est impeccable. Je me rends un peu compte que nous allons passer près de la cabane de piste, mais me dis que çà va le faire, après tout nous sommes sur la piste.
En fait, nous passerons à quelques mètres de la cabane de piste. Une fois arrêté, nous nous faisons reprendre à juste titre par le chef pilote. Ce presque accident montre qu’il faut une combinaison de facteurs pour avoir un accident.
En l’occurrence, ils y étaient presque tous :
1 une cabane piste qui n’a rien à faire en bordure immédiate de piste, même en fin de journée
2 un élève qui veut faire du zèle en se posant bien près
3 un instructeur qui réalise un peu mais pas suffisamment ce qui se passe, et qui oublie de corriger.
1 appliquer les procédures, même en fin de journée (la cabane de piste reculée de 10 m)
2 demander aux élèves de faire ce qu’il faut, mais pas sans zèle quand même
3 en instruction, toujours se méfier des pilotes confirmés qui endorment la vigilance
Pour ma part, en tant qu’instructeur (récent), je suis maintenant très sensibilisé au point 3, me rendant compte que les reprises de pilote confirmés sont en définitive aussi exigeantes que les vols avec des élèves jeunes, où notre attention est d’office maximale.