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J’ai effectué un vol d une he […]

Titre :
J'ai effectué un vol d une he [...]
Localisation :
Local
Date :
01/05/2011
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Approche/Atterrissage aérodrome
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
Pégase
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

J’ai effectué un vol d une heure trente sur Pégase en situation météo moyennement facile avec des ascendances moyennes sur le relief puis de meilleures ascendances mais déchirées puis en alternance de fortes descendances en plaine.
Je ne me suis pas vraiment rendu compte de ma situation personnelle. En effet j’ai été sous stress et tension élevées d’origine professionnelle; et surtout sous pression de prouver que je pouvais quand même maitriser le vol avec l’exactitude de l’approche sous procédure correcte et sans écart, car j’avais déjà mal maitrisé mon premier vol sur ce terrain. Je me suis approché du terrain en passant une forte descendance.
Je me suis battu plus loin dans un dernier tour dans une ascendance pour gagner assez d altitude pour arriver correctement au début du vent arrière. J’ai pris la vent arrière à la hauteur de 670m puis avec une vitesse sol de 130 km h (vent 116° 17km h), d après les données du FLARM.
J’ai fait mon check d atterrissage puis pris en compte la consigne d’un instructeur d’ augmenter la vitesse d approche pour cause du vent de travers avec rafales, vent de face de travers en étape de base .
En vent arrière j’ai aperçu une voiture de piste tirant un planeur en milieu de piste en herbe, avec tendance à quitter vers le bord de piste. Je réduis la vitesse trop élevée en étape de base et j’ai sorti les AFs puis vérifié les AFs sortis. Vitesse : 101 113 km h, vent 116° 17 km h, vent de face.
J’ai eu toujours visuel sur la voiture de piste tirant un planeur restant au milieu de piste en herbe. J’ai pris le dernier virage avec une augmentation de hauteur suite à un coup de vent de travers ou une ascendance.
En début de finale j’ai pris la décision de faire un atterrissage long, puisque la piste restait bloquée. J’ai rentrée et verrouillé les AFs. Je me suis réorienté sur la finale puis le point ou j’allais me poser en atterrissage long.
Au lieu de sortir les AFs en fait j’ai fait confusion de la manette des AFs et du train.
Je me suis approché du sol en essayant de maitriser la vitesse puis la hauteur avec le manche et les AFs . Après deux tiers de la piste je n’ai plus vu la possibilité de me poser avant la fin de la piste
Voilà que je me suis décidé d’utiliser la vitesse pour gagner de la hauteur suffisante pour une prise de virage vers la gauche et un atterrissage contre QFU de suite. Rentrée des AFs en effet sortie du train.
Après le dernier virage (dans l’autre sens) j’ai pris conscience de la confusion, donc j’ai rentré puis verrouillé le train et sorti les AFs. Je me suis réorienté sur la finale contre QFU et j’ai atterri le plus stable possible en contre QFU. La tension physique et mentale diminue la capacité et la maitrise de l’appareil et de la situation en vol. Il y a eu un cumul de 4 causes de stress externes (pressions professionnelle et instruction, vent, piste occupée). Après un vol de 1h30 il y a eu une diminution de concentration. Je n’aurais pas du me battre proche du terrain pour une meilleure hauteur de début de finale sous pression de bien réussir.
J’ai eu un manque de souplesse pour un choix d’approche différent anticipée, soit un atterrissage sur la piste en parallèle (hors procédure habituel). Le manque de souplesse s’est traduit aussi dans les forts changements de vitesse pendant l’approche.
Il me fallait mieux cerner ma condition physique et mentale pour adapter la nature et la longueur du vol jusqu’à ne pas partir sous conditions trop marginales. Il ne faut pas trop se battre dans des ascendances pour gagner peu et pour forcer l’application des procédures. Mieux commencer une approche vent arrière plus proche à altitude correspondante. Il faut être assez souple pour envisager des alternatives d’atterrissage dès qu’un obstacle est aperçu.
Enfin je propose de fixer sur la conduite de la manette pour les AFs dans la cabine du Pégase un petit arrêt derrière la manette du train qu’ il faut tourner, pour mieux amener la conscience à cette man’uvre.

Commentaire FFVV: retour d’expérience très intéressant méritant lors de briefings matinaux une approche pouvant être différente que celle exposée.

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