Vol en pente par NO sur une transition Lure – Ventoux
Par vent faible de NO, après un départ au remorqué au départ de Sisteron, avec largage vers 1200 QNH et montée sur Gache vers 2100 m QNH, on transite sur Lure puis on envisage de suivre la crête en direction du Ventoux.
Le vent de NO est faible, mais nous maintient vers 200 m au-dessus des crêtes jusqu’ au col de l’homme mort où cela redescend au niveau des crêtes mais on y retrouve un petit vario positif qui nous remonte 100 m au dessus de la crête à 1400 m QNH.
Trop confiant dans le potentiel du Ventoux par vent de NO, je décide d’y aller alors que maintenant j’opterais pour le demi-tour et ce, même bien avant d’arriver au col de l’homme mort.
Le Ventoux ne nous procure aucun vario positif sur toute sa longueur et, des dégagements aérodrome d Orange ou Carpentras, nous optons pour Orange car nous espérons ainsi disposer au besoin de plus de champs posables sur le trajet.
Plusieurs champs posables sont effectivement identifiés mais, ayant l’aérodrome d’Orange en visuel, toujours espoir de le rejoindre, et d autres champs posables sur le trajet, on poursuit vers l’aérodrome.
N’étant pas certain de le rejoindre, nous aurions dû interrompre notre transition à 400 m sol, choisir le plus beau champ vachable et nous y poser.
A 3 km de l aérodrome, ne voyant plus d’autre champ vachable entre nous et l’aérodrome que celui à côté de nous et n’étant toujours pas certain de rejoindre l’aérodrome, on opte de se vacher.
Au roulage, le blé, même peu dense et vers 50 cm, on a eu une rotation de 80 degrés du planeur lors de laquelle la poutre a cassé. L’expérience a aidé pour ce qui est de rechercher les alternatives, d’opter de se vacher alors qu on n’était plus qu à 3 kms de l aérodrome.
Elle aurait pu mieux aider car j étais déjà passé en vol au Ventoux auparavant, d’abord en stagiaire en biplace, puis encore l’an dernier en patrouille avec un autre planeur avec équipage local et quelques fois en solo, mais à chaque fois un peu plus haut car on trouvait du vent qui s y renforçait. Par contre, la difficulté du site en cas de retournement défavorable n’avait pas été au-delà de la mention des dégagements vers Orange ou Carpentras.
Le debrieffing après accident a mis en énce que le secteur du Ventoux était particulièrement délicat et que, par conséquent, même pour les pilotes locaux, on y transitait rarement car les conditions ne s’y prêtent généralement pas.
Les erreurs ont été identifiées au débriefing :
– j’aurais dû faire demi-tour avant d’arriver au col de l’homme mort ou, au plus tard, à ce col.
– j’aurais ensuite dû interrompre ma transition vers Orange aéro à 400 m sol, choisir le plus beau champ et m y poser.
– j’aurais dû mieux prendre le temps d’examiner les dégagements du Ventoux avant d’y transiter.