3ème jour de compétition aux championnats de France Junior.Après 2 vols très éprouvants, principalement en thermique pur. Le circuit: 280kms avec une arrivée face au vent.
Tout le vol s’effectue sans encombre en paire ou en paquet, avec seulement un point bas, mais rien d’affolant. Par contre, la Vi moyenne est très basse, le vol est donc assez long.
Sur la dernière branche de 50kms, je me retrouve seulement avec un Cirrus, ayant perdu le reste du paquet. Sont ils devant ? Derrière ? Vachés ? Je n’en sais rien.
Les varios deviennent très faibles ( 0.1 ou 0.2 ), il faut s’appliquer. Avec déjà 5hdv je fatigue petit à petit. en avançant, je me rapproche doucement du plan de 35 de finesse sur la ligne (3km du terrain).
Ne trouvant pas d’ascendance, je continue à avancer. A 10 kms de la ligne d’arrivée, ma décision est prise de me vacher après la ligne, comme ça s’est vu les jours précédents. 1ere bêtise. La ligne est passée à une altitude inférieure à 100m sol, et je me vache 400 m après.
Le choix du champ: un champ de je ne sais quoi est trouvé, mais au moment de faire ma prise de terrain dessus, je m’aperçois qu’il y a un arroseur en plein milieu. Impossible de s’y poser. Je change de champ et me pose dans du blé.
Le cheval de bois est évité par contre l’empennage (cruciforme sur un Libelle) est arraché (trop forte pression du blé vers l’arrière). 1) Non renoncement : passer la ligne absolument. Ça a déjà tué, ça tue et ça tuera.
2) Tunellisation : au moins 5 planeurs vachés avant la ligne : jamais vus pendant l’arrivée et un planeur vaché après la ligne dans un champ idéal : jamais vu.
3) Verdo : mal fait
Conclusion :
Pour environ 200 points gagnés au classement journalier, je casse le planeur, j’aurais pu me tuer et tuer quelqu’un.
Si j’avais fait une vraie vache : 200 points en moins ce jour là et je redécolle le lendemain.A ce jour ( 4 08 2012 ) soit 2 semaines après l’accident, le planeur est toujours en réparation.