Journée de tours de piste, en instruction, au treuil.
Départ pour une deuxième treuillée consécutive avec le même élève, 16 ans, déjà bien avancé .
Il est convenu clairement que c’est lui qui a les commandes.
Il n’effectue pratiquement pas de palier, se met en montée bien trop tôt. Le temps que j’intervienne ou que je le lui dise, nous sommes déjà en montée avec un manque d’environ 25 km h. Ceci n’est pas très grave en soi : on peut aisément reprendre de la vitesse pendant la montée.
Malheureusement, un dysfonctionnement du treuil provoque le largage automatique du planeur tout de suite après le départ, à très basse hauteur, 30 m.
Je pique immédiatement pour reprendre de la vitesse et atterrir droit devant comme il convient de le faire.
Compte tenu de la faible hauteur, ce piqué est bien trop bref. Voyant le sol arriver, je cabre pour remettre le planeur en ligne de vol horizontal.
Fort heureusement, le planeur répond . Mais hélas, je n ai pas récupéré mon déficit de vitesse initial. Le planeur est en décrochage. Il chute fortement et vient s’aplatir comme une crêpe .
Fuselage très endommagé ; une vertèbre cassée.
JMP – Importance du palier d’accélération. On sait récupérer une casse de câble ou un largage intempestif à basse hauteur. Mais sans badin
– Importance d’être particulièrement vigilant pendant les 3 secondes du départ au treuil. Pas de routine, pas de bavardages, pas d’inattention : le câble va casser !
– Toujours cette conjonction de causes pas très graves en soi, prises isolément… Ici, manque de vitesse + largage intempestif
Recommandation : se munir (préventivement) d’un coussin en mousse absorbant les chocs. 50 c est moins cher que trois mois d’immobilisation
Recommandation FFVV :
Quelles que soient les circonstances, l’instructeur est responsable de la conduite de l’appareil et doit pouvoir récupérer une situation mal engagée.
Il est vrai que dans certains cas cela n’est pas toujours aisé.