Arrivé en une PTL pour la Sud Whisky à Saint-Auban, la tour annonce un vent NW à 20 knt. J’adopte une VOA à 110 km h. je fais une base finale sur la bande d’accélération qui se prolonge sur la Tour. En effet de sol, je touche à mi bande. Pour éviter le strike sur les remorques, je donne du pied à gauche. L’aile droite, de moins en moins alimentée, touche, je freine, ce qui soulage le patin de queue, je termine par un horrible cheval de bois. Pas de dégat sur le planeur. Un grand libre comme le Nimbus 2 (20.3 m d’envergure, ailes relativement basses) est particulièrement vulnérable au cheval de bois car les ailerons, indépendants des volets, sont rapidement sous alimentés à basse vitesse, même lorsque les volets sont en plein négatifs.
Lorsque le vent est plein travers, la composante dans l’axe de la piste est quasi nulle. La VOA est donc calculée avec une composante axiale nulle. Les 20 km h pris en excès on fait avaler la bande d’accélération et ont contraint à changer d’axe à un mauvais moment.
Tout simplement, la finale, exécutée sur un champ d’aviation comme à St Auban, aurait du être exécutée face au vent ou la VOA à 110 km h était totalement justifiée.
Mieux vaut aller chercher loin un planeur entier que ramener des morceaux proches des hangars…
Avec un libre de type Nimbus2, toujours choisir une finale la plus proche possible de l’axe du vent au sol.
Avec du vent plein travers, VOA calculée selon la composante axiale du vent (# 0 km h)
En cas de cheval de bois, frein à fond et manche avant.
Inspection soigneuse du revêtement de la queue du planeur, du patin de queue, des ferrures de la profondeur monobloc, après le cheval de bois.
Rester dans le règlementaire à la fin du vol, ne pas s’éloigner des règles de bon sens, tenir compte de la fatigue.