Au cours du remorquage, après la montée initiale et un demi-tour pour revenir vers le terrain, des vibrations légères sont apparues. Malgré une hésitation, j ai pris la décision de poursuivre le remorquage. Une fois le planeur largué, j’ai pu tester différents régimes, sans que cela n’influe sur la fréquence des vibrations. En finale, j’annonce mon problème, et que je ne suis pas sur de pouvoir faire le remorquage suivant.
Après l’atterrissage, j’effectue un point fixe, qui confirme les vibrations. Les personnes au sol m’annoncent alors que le cône d’hélice vibre. Je décide donc d arrêter l’avion. La difficulté majeure réside dans le fait qu’il n’y avait pas moyen de déterminer avec certitude l’origine de ces vibrations, et qu’il s’agit d’un événement difficile à simuler en formation. Néanmoins, le contrôle des paramètres (régime stable et constant, pressions et températures diverses nominales) m’a permis de mettre hors de cause un problème directement lié au moteur. Une fois les vibrations apparues, l’absence d’évolution m’a conduit à poursuivre le remorquage, à condition qu’il soit court.
L’activité journalière de remorquage, ainsi qu’une formation robuste permet de ne pas se précipiter, de prendre du recul, et prendre en compte le planeur qui est en train de se faire remorquer.
Il s avère que la flasque supportant le cône d ‘hélice est fendue sur tout son rayon et sur une partie du pourtour du moyeu, ce qui crée un déséquilibre du cône, un balourd, et les vibrations ressenties.
En analysant l’évènement, et étant donné que son origine n’est pas connue avec certitude, il s’avère que j’aurais pu interrompre le remorquage plus tôt, afin de conserver le local du terrain, de me poser au plus vite et d éviter une éventuelle dégradation.