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Un aérofrein bloqué sorti, commande débranchée

Titre :
Un aérofrein bloqué sorti, commande débranchée
Localisation :
Local
Date :
04/05/2013
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Approche/Atterrissage aérodrome
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
Pégase
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

De retour d’un vol en campagne, j’ouvre mes aérofreins afin de descendre au niveau d’un autre planeur pour quelques photos. Après les avoir refermés, je sens que le planeur vibre et n est plus symétrique, je pense alors avoir effectué de la  mayonnaise  avec mes palonniers. Après être revenu symétrique avec une forte tendance du  pied  à droite, je me rends compte que l’aérofrein gauche est resté totalement ouvert, alors que le droit est bien verrouillé. Tout ceci m’a quand même pris 10 secondes avant de me rendre compte du problème.

Me rendant assez vite compte que la situation pouvait être grave en cas de décrochage dissymétrique, je me concentre rapidement sur le fil de laine, la vitesse, et tente de refermer l’aérofrein en manipulant la poignée bleue. Je comprends donc que la commande de l’aérofrein gauche est donc cassée ou déconnectée.

Etant assez haut et pas très loin du terrain d’atterrissage, je décide de me rapprocher en  espérant  que le local, qui semblait large 1 minute avant, le reste avec un aérofrein dehors. Tout en me rapprochant, je tente plusieurs manoeuvres pour le faire rentrer. Je refuse par contre d’effectuer un décrochage violent n étant pas très serein et avec une peur de partir en vrille.

Rien à faire, il reste sans broncher aspiré vers le haut.

J’avais toujours la possibilité de maintenir une symétrie de vol parfaite en mettant du pied à fond à droite. En sortant totalement le deuxième aérofrein, bien entendu, le vol redevenait symétrique sans action au pied. L’une des possibilités était donc de rentrer aérofreins plein sorti à droite aussi et de voler le plus lentement possible pour être certain de faire la piste. Par contre, difficile d’ajuster l approche (si trop court) étant donné qu’il fallait également régler la symétrie de façon peu naturelle (mettre du pied en rentrant l’aérofrein droit, et inversement lors de sa sortie).Et l’idée d être trop court et de devoir effectuer ces manoeuvres à faible vitesse me faisait un petit peu douter.

La décision que j’ai prise fut de ne pas toucher à l’aérofrein droit opérationnel. En effet, je m’étais également rendu compte que le fait de voler vite, permettait facilement de garder la symétrie au pied (pied à fond à droite). J’effectuerai donc une approche à vitesse rapide, sans rajouter d’aérofrein, l’aérodrome disposant d une piste de 2000m en dur. Le planeur restant stable et fil de laine parfaitement dans l’axe, pied à fond à droite, j’effectue une base directe et une finale à environ 130 à 140km h. Le plan restant un peu haut, mais vu la piste qu’il me restait devant je n’ai pas changé mon idée. Le posé fut normal après une longue courte en effet de sol (du à la vitesse).

Le point que je n’ai pas prévu : une fois posé et très rapidement, l’aérofrein est rentré tout seul. Mon pied étant à fond à droite, j’ai perdu l’axe assez vite sans pouvoir le rattraper, et j ai fini dans la haute herbe qui bordait la piste. Le petit cheval de bois à cause de l’herbe n’endommagea heureusement pas le planeur. Les freins du pégase ayant toujours leur efficacité légendaire.
Après avoir ouvert la trappe de commandes, la commande de l’aérofrein gauche est retrouvée débranchée. Lors de la visite prévol et pendant la première manoeuvre de l’aérofrein en l’air, elle étant pourtant branchée puisque les deux aérofreins fonctionnaient. Conclusion : la commande était mal  enclenchée  et ou la goupille n était pas mise.
Tout s est passé très vite, et après réflexion :

– J’ai eu énormément de chance. L’incident a eu lieu avec une bonne hauteur et marge de sécurité, sur un terrain très dégagé et une longue piste. Cela m a laissé le temps de  m’entrainer  rapidement et de tester certaines choses. Cela aurait pu arriver en base sur un champ quelques heures plus tôt.
– L’idée de se poser sur la piste en dur n’était peut-être pas la meilleure. La piste en herbe parallèle (800m mais décalée plus loin) m aurait peut-être permis d’éviter la perte

Toujours vérifier les goupilles… et tester les aérofreins en vol assez haut si c’est possible.

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