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Incident de remorquage

Titre :
Incident de remorquage
Localisation :
Local
Date :
14/06/2013
Nature du vol :
Instruction
Je suis :
Instructeur
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Envol remorquage
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
ASK 13
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Juste après l’envol, à une hauteur voisine de 100 m, le pilote de l’avion annonce à la radio : je n’ai pas de badin. L’élève en place avant, qui sans doute croit avoir à réagir à une panne majeure de l’avion remorqueur, largue sans me prévenir.
Je reprends immédiatement les commandes et, compte tenu que l’atterrissage n’est plus possible dans les limites de la piste et qu’il n’y pas de surfaces dégagées dans l’axe de décollage, j’entreprends un virage à droite vers les champs qui jouxtent la piste. Après avoir effectué environ un quart de tour, je constate que ma hauteur me permet de rejoindre la piste. L’atterrissage s’effectue normalement à contre QFU avec un point d’aboutissement à mi-bande. Certainement, mon expérience de l’instruction en planeur et en avion m’a permis de reprendre immédiatement les commandes et de conserver des paramètres de vols satisfaisants pour engager initialement une procédure d’atterrissage hors aérodrome puis d’opter pour un retour sur la piste.
Le contexte particulier de cet aérodrome pour lequel la piste est relativement courte et où il n’y a pas de dégagement dans l’axe de décollage a fait que j’avais déjà abondamment réfléchi à l’éventualité d’un largage intempestif, d’une casse de câble ou d’une panne de l’avion.
J’ai été très surpris par la réaction de mon élève qui a largué sans préavis. Je lui avais abondamment expliqué au cours d’une séance précédente que si, en vol remorqué, il ne maîtrisait plus la position de son planeur derrière l’avion, il devait larguer. Cet élève avait par ailleurs suivi préalablement une formation au treuil pour laquelle, tout incident dans la phase initialement de la treuillée doit amener à larguer. Sans doute, sa promptitude à tirer la manette jaune est liée à cette répétition de conseils.
Sans remettre en cause des principes vitaux pour ces phases de vols délicates, je m’efforcerai d’inviter mes élèves à plus de pondérations notamment pendant les vols en double commande où l’instructeur reste le responsable de la conduite de la machine.
S’agissant de la formation des pilotes remorqueurs (que je pratique également), je pense qu’il serait bon d’insister sur le fait qu’il est nuisible de faire des annonces d’incidents relativement mineurs (comme une indication erronée de l’anémomètre) tant qu’une marge de hauteur suffisante n’as été atteinte. En l’occurrence, le maintien de l’assiette habituelle assortie de la puissance de décollage doit permettre de voler et de monter raisonnablement. En cas de doute, il est également possible de demander confirmation au pilote du planeur de la valeur de sa vitesse.

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