Journée de remorquage standard, après deux semaines éprouvantes (beaucoup d’heures et grosses chaleurs), les remorqués enchaînent la fatigue des jours précédents et commence à se faire sentir. Je fais un plein d’essence et retourne mettre en l’air mes planeurs. Au premier virage du remorqué je m’aperçois que je n’ai pas remis le bouchon du réservoir carburant de l’aile droite. Je décide donc d’abréger ce remorqué et de me reposer. Mais d’abord j’attend d’être suffisamment haut pour que le pilote du planeur ait le choix des pistes pour larguer (circuit basse hauteur ou la piste perpendiculaire). Je lui signale par à la radio que j’ai un soucis et qu’il va devoir larguer dès que possible. Le pilote largue immédiatement et s’annonce en base pour la piste perpendiculaire. Le planeur se pose sans soucis moi de même.
On retrouve les morceaux, et je décide de passer la main à quelqu’un d’autre pour ne pas faire d’autres boulettes qui pourraient se finir beaucoup plus mal que ça. Quand les grosses journées s’enchaînent on ne sent pas forcement arriver la fatigue, et on risque d’aller jusqu’au point de rupture. Il est donc important d’être conscient de ses limites (pilote remorqueur ou pilote planeur) pour prendre la bonne décision de s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Il est également important de ne pas céder à la pression temporelle, ou dans la précipitation on fini toujours par oublier quelque chose, que ce soit un bouchon de réservoir, des volets, réglage du compensateur…
Le mélange fatigue et précipitation ont eu pour conséquence une baisse de la concentration, qui ont entraîné des oublis. Il est donc important de bien toujours vérifier que notre aéronef est en état de vol, pour ma part j’aurais du vérifier que mes deux réservoirs étaient bien fermés. Cela est également valable avant chaque décollage, il est important soit d’appliquer une bonne checklist, soit un bon scan machine.