Je supervise un (très) jeune élève que j’ai lâché la veille ou l’avant veille. Il va donc faire son deuxième vol solo. Le vol se déroule normalement, je le surveille du coin de l il… jusqu’au moment où je le trouve en spirale dans la vent arrière. Je lui demande son altitude à la radio (réponse : 200 m), et lui intime l’ordre de passer en vent arrière pour se poser. Au sol, je lui rappelle la règle des 250 m mini pour débuter la vent arrière.
Je crois être tranquille….
Au troisième vol, ma surveillance est un peu relâchée, du fait de l’événement ci dessus. Erreur ! Je le découvre en spirale dans la vent arrière (voire au delà) du circuit militaire, à l’opposé du circuit civil. Je lui intime une nouvelle fois l’ordre de se poser immédiatement, avec donc un tour de piste à gauche. Je surveille la man’uvre et hésite à lui demander de s’aligner sur la piste nord (militaire), mais cela ne s’avère pas nécessaire.
Je me concerte avec les collègues : après avoir envisagé une interdiction de vol, ce sera finalement un retour en double (sujet : PTL…), et une avoinée adéquate (ferme, donc). Cette paire d’incident illustre la difficulté que les instructeurs connaissent bien : on ne sait jamais trop de quel côté va survenir l’incident. Il peut venir du pilote confirmé (quoique), du pilote entraîné (mais fatigué), du jeune pilote (en excès de confiance), etc…
Bref, notre attention doit être de tous les instants, et de tous les pilotes.
Aussi, nous ne donnons pas forcément le meilleur exemple : en instruction au treuil, nous raccrochons sous les yeux des futurs lâchés là où ils n’auront pas le droit de le faire… A titre personnel, je m’efforce de le préciser verbalement (çà, tu ne le feras pas une fois lâché), mais il peut en avoir qui passent à travers les mailles.
– Prendre le temps qu’il faut avec les jeunes solo pour délimiter leur espace de vol
– Ne pas laisser sa vigilance s’amoindrir
– Vérifier dans les faits que la consigne a été intégrée