Après un vol long (plus de 6 h) dans une masse pas homogène et aux ascendances difficiles à trouver, je suis sur ma dernière branche en lisière de forêt donc avec des champs plus espacés séparés par des bosquets d’arbres. Je descend n’ayant pas trouvé d’ascendance convaincante. Mon altimètre calé à 0 sur mon aérodrome de départ m’indiquant 250 m, je me mets en vent ar d’un champ que j’ai repéré depuis un certain temps. Je prépare la machine (train, volets) et commence à sortir le moteur en début de vent arrière. Dès qu’il est sorti, je le démarre puis après quelques secondes repousse le starter pour avoir un fonctionnement plus régulier. Contrairement à d’habitude, le moteur cale. Je vire en étape de base de mon champ avant de tenter de redémarrer après avoir remis le starter. Heureusement, le rotax redémarre et je le laisse chauffer un peu avant de repousser le starter et peut reprendre de l’altitude pour rentrer au terrain distant de 30 km. Le moteur n’aurait pas redémarré, je me voyais obligé de me poser en étape de basse vue ma hauteur trop basse liée à la finesse de 10 avec le moteur sorti et à une altitude du sol 70 m supérieure à celle de mon terrain de départ (situé en plaine). J’ai oublié de préciser que l’atterrissage en étape de base se serait terminé dans un petit bois car si mon champ était correct, il était juste à côté d’un bois. Si le moteur n’avait pas redémarré, j’aurais au minimum cassé la machine.
Le fait de m’être entrainé à faire des atterrissages moteur sorti, de préparer systématiquement la machine pour l’atterrissage avant la sorti du moteur m’a été utile.
Je regarde maintenant systématiquement l’environnement du champ que je choisis pour une remise moteur pour pouvoir avoir des solutions de secours si jamais je suis trop court.
J’ai aussi choisi de remplacer le planeur autonome par un turbo qui conserve une finesse (et un réglage de trim) correct avec le moteur sorti.