Une belle météo à vol à voile, 1700 m de plafond, des varios puissants. Je suis en instruction avec un élève, le vol dure depuis un bon moment déjà. Nous nous éloignons dans le bleu, vers le littoral, puis au retour je demande à l’élève d’accélérer. Nous sommes à 1500 m, 150 km h, quand nous traversons un cisaillement vertical extrêmement violent. Ma tête vient heurter la verrière si fort que je pense l’avoir brisée.
Premières constatations : la verrière n’est pas brisée, mais le crochet arrière est passé à l’extérieur du cadre, tandis que les deux autres sont encore en place. J’ai le réflexe de resserrer mes bretelles, mais je me retrouve avec la boucle sur le sternum.
Revenus à basse vitesse, à deux nous parvenons à ouvrir et refermer correctement la verrière, puis nous rentrons avec précaution. .L’examen du planeur au sol ne révèlera aucun dommage. Le fait que le crochet arrière ait pu sauter, seul, et passer à l extérieur reste encore aujourd hui un mystère. En revanche, j’ étais certain d’avoir serré mes harnais avant le décollage, et j’ai pourtant été propulsé vers le haut. Après vérification, en place arrière dans l’Alliance, quand la boucle latérale du parachute se trouve juste sous la sangle ventrale du harnais, alors la boucle de serrage se met en position ouvert et la sangle peut glisser. Ce jour là comme bien d’autres, le harnais ne me retenait pas dans le planeur.
Pas besoin de voler aux limites de l’arc vert pour faire subir au planeur de fortes contraintes.
Pour être certain de l’efficacité des sangles, il faut s’installer à bord, serrer, puis essayer de se soulever