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POSITION HAUTE DERRIERE REMORQUEUR

Titre :
POSITION HAUTE DERRIERE REMORQUEUR
Localisation :
Local
Date :
06/09/2014
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Envol remorquage
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
K8
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

En fin de remorquage, sur K8, j’estime qu’ il est temps de larguer dans l’intention d’enrouler une médiocre ascendance dont le variomètre m’a donné l’indication.
Je précise que j’ai pris l’habitude, à tort, immédiatement après avoir tiré la poignée de largage, de mettre le compensateur en secteur arrière.
J’ai donc tiré sur la poignée, le regard dirigé côté dégagement et en mettant le compensateur en secteur arrière. Le tout, compte tenu de la direction de mon regard, sans m’ assurer, visuellement, de la réalité du largage.
Le largage ne s’est pas effectué ! La position largement arrière du compensateur a, immédiatement, provoqué un brusque cabré du planeur, le mettant quasi-immédiatement en position haute, avec perte de vision du remorqueur.
J’ai immédiatement entrepris, au moins, deux tentatives de largage, restées infructueuses, sans doute à cause de l’importante tension du câble. Dans le même temps le pilote du remorqueur, ayant ressenti l’anormalité de la situation, me demandait de larguer. Sur un ultime essai, le largage s est effectué.
Je suis allé me poser.

oui, en me faisant prendre conscience qu’il est facile de prendre, à son propre insu, des comportements routiniers et combien il est difficile de les déceler. Il faut se méfier de soi-même en respectant à la lettre les séquences procédurales apprises.
* j ai commis une grave faute de pilotage, en n exécutant pas correctement la procédure de largage par l omission de la vérification visuelle, pourtant élémentaire mais essentielle, que le câble s était bien détaché du planeur.

* cette omission a été provoquée par une autre faute de pilotage, qui a consisté, à porter mon regard, de façon anticipée, du côté du dégagement. Il aurait du être porté vers l’avant permettant la vérification des paramètres de base : repère capot (assiette), contrôle de la symétrie et de l’inclinaison. Ce faisant j’aurai forcément vu, après avoir tiré sur la poignée, que le câble n’était pas largué !… Et j’aurai été dans une situation normale pour recommencer la man’uvre.

* cette omission est le résultat d un comportement d’habitude : des dizaines de fois, ce pilotage dégradé n’a pas posé problème et je fonctionnais avec une espèce de postulat, non exprimé, mais revenant à dire : poignée tirée = largage effectué ! Sauf qu’une fois cela n’a pas été le cas ! Sans doute la poignée a-t-elle été incomplètement tirée ? Il est à noter que sur les planeurs où la poignée commande à la fois l’ouverture d’un crochet de remorquage et d’un crochet de treuillage, la traction est assez dure. Il ne faut donc pas tirer la poignée dans la précipitation et veiller à bien la tirer jusqu’en butée !

* cet épisode m’a fait sentir combien il est difficile, ensuite, de se concentrer, à nouveau, sur le pilotage. Pour ma part, j’avais en tête, la quelque peu angoissante illustration III-11 page 61 du livre bleu , 9éme édition

* enfin, et plus généralement, cela m’a remis en mémoire, qu’en vol à voile, aucune action, aucun comportement n’est anodin parce qu’il est de nature à mettre en cause non seulement sa propre sécurité, mais aussi celle d’autrui, et c’est là une affaire grave, qui implique un comportement rigoureux, permanent.

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