Journée d’instruction comme une autre je me retrouve avec une élève pour son relâché. Les conditions météo sont favorable bien que nous avons un fort vent dans l’axe.
Le CRIS est fait par l’élève ( je m’impose également le S de sécurité au cas ou…), nous sommes prêts au décollage.
Le planeur décolle et prend sa pente de montée de manière satisfaisante mais nous nous retrouvons vite en sur-vitesse. L’élève annonce au treuil RALENTIS et dans la seconde qui suis nous ressentons le planeur ralentir pour se rendre compte que le planeur n’est plus du tout tracté.
Immédiatement je réagis, manche en avant, deux coups de sécurités, se sera un 360°… mais l’anémomètre reste sur à peine sur 80KM H Pas question de commencer à virer. Je pousse donc plus sur le manche et quand arrive enfin une vitesse plus confortable. Dans la man’uvre je perds de l’altitude et un tout droit passerait mais j’arrive en bout de piste et impossible de me poser en contre QFU à cause du vent . Pas le choix je pars en 360°.
Pendant que je fais celui-ci mon anémomètre indique des vitesses faibles et bien que que mon assiette et le vent relatif me confirme une vitesse adaptée, je ne peux pas m empêcher de pousser sur le manche pour voir l’aiguille rester dans le vert. Je termine mon dernier virage à 20 30 m sol et me pose sans difficulté. Après débriefing, nous nous rendons compte de 2 choses;
– La première vient du treuillard, lorsqu’il entend ralentis celui-ci ralentit de manière non adaptée ce qui à provoqué un ralentissement trop important du câble pour assurer la traction du planeur.
– La deuxième, la tuyauterie du badin arrière c’est partiellement obstruée lorsque j’ai poussé sur le manche.
Le fait d’avoir la main sur la poignée jaune pendant la treuillée et faire une bonne préparation mentale à la casse câble sont des aides précieuses à ne pas négliger dans ces incidents.
Apprendre à piloter sans ses instruments, juste en se fiant à son assiette et au bruit du vent relatif est également un moyen de faire face à ces situations.
Je suis resté fixé sur les indications de mon anémomètre alors que mon assiette et le vent relatif me donnaient des informations plus fiables.
Commentaire FFVV
Un incident de treuillée doublé d’une panne badin représente une charge de travail importante et difficilement gérable.
Cependant,accrochons nous au basique, l’assiette reste la seule valeur sure.