Décollage au treuil. Planeur Duo Discus. Temps très chahuté de nord-ouest.
Ce jour-là les décollages étaient très turbulents, tout comme les atterrissages
Décollage normal, c est l’élève qui pilote, mais j’ai les mains sur les commandes, ET sur la poignée de largage.
Vers 150m nous rentrons dans un rotor qui fait passer la vitesse à 150 km h ; j’en informe le treuillard. Au moment même où celui-ci réduit les gaz, on passe certainement dans la partie descendante du rotor. La dernière fois que je jette un coup d”il au badin il est repassé à 90 km h. Avant que j’ai eu le temps de faire quoique ce soit, le planeur part sur l’aile droite. En décrochage ? En autorotation ? En virage engagé ? Impossible à savoir ! Tout ce que je sais, c est que j’ai pris les commandes, ai largué instantanément et ai dit à mon élève qu’il allait devoir faire une prise de terrain basse avec une vitesse nettement majorée. La suite n’a posé aucun problème.
Conclusion et commentaires : en treuillée (et même en remorqué), il est sage, voire indispensable d’avoir la main sur la poignée de largage.
Le treuillard est venu nous voir immédiatement et nous a demandé pourquoi nous avions largué ? Pour lui, nous aurions pu continuer la treuillée. Vu de l’intérieur, il n’y avait aucun doute : il fallait larguer.
Aurions-nous dû arrêter les décollages ? Peut-être. Mais tous les décollages de la journée ont été chahutés. Celui-là a été le seul qui a nécessité une réaction immédiate.