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Cheval de bois en compétition

Titre :
Cheval de bois en compétition
Localisation :
Local
Date :
22/07/2015
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Manutention/Mise en piste
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
ATC :
Radio :
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
Pégase C101A
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Lors d un circuit en compétition, un grand rideau de pluie sur le premier point de virage (37 kms du départ), mais tous les pilotes décident quand même d aller vers le point en traversant sous la pluie. Après le passage sous la pluie, le ciel est lessivé et sans ascendances, tous les planeurs se retrouvent vers 400m. J ai choisi mon champ, 230m de long pour 100m de large, petit et en montée face au vent, vers 300m je me prépare à la vent arrière mais j aperçois alors deux autres planeurs à la même hauteur qui sont apparemment également en préparation à l atterrissage dans un champ dans la même zone, je me rends compte en début de vent arrière qu ils ont semble-t-il choisi aussi mon champ, ce champ est petit mais en montée et il semble être le plus accueillant du secteur. Ce n est donc plus mon champ, mais notre champ, nous sommes tous les trois à environ 250m en vent arrière, il va falloir gérer trois tours de piste très rapprochés. Je décide de ralentir ma vitesse au minimum possible pour laisser le temps aux deux autres planeurs de se poser avant moi, bien qu étant plus bas qu eux mais derrière en vent arrière, car je ne veux pas couper leur trajectoire ou les gêner, ma priorité du moment étant qu ils se posent au mieux chacun leur tour dans ce petit champ et moi ensuite dans ce qui restera du champ. Le champ est petit, il est moissonné mais la paille n est pas encore ramassée (andains en lignes dans la longueur du champ). Le premier planeur se pose à gauche, je suis en contact radio avec le second planeur et je lui demande s il peut se poser long à droite car je suis juste derrière, ce qu il fait. Je n ai plus de place au fond du petit champ, je choisi donc de me poser plus court que les deux autres planeurs dans la place restante en entrée du champ. Je gère la finale et le point d’aboutissement pour un posé le plus court possible. Au moment du touché de la roue juste après l arrondi, l aile gauche est bloquée par un tas de paille plus haut que les autres, et le planeur, à environ 80 km h, part en un violent cheval de bois par la gauche et s arrête en à peine quelques mètres. Je mets le manche plein avant lors du départ en cheval de bois pour soulager la queue. Cela ne suffit pas, la queue du planeur se casse car elle est bloquée par la rangée de paille sur la droite qui a empêché au planeur de tourner sur lui-même à gauche en cheval de bois, le côté droit de la profondeur se casse en tombant sur le sol, le nez du planeur est légèrement éventré. Les ailes, tenues horizontales, n ont visiblement rien. Je me retrouve face à l entrée du champ, à une centaine de mètres de l entrée, avec un peu de terre sur les pieds, la terre étant rentrée par le nez éventré. Après quelques instants, je ne constate aucun dégât physique, j ouvre ma verrière, choqué j attends encore quelques minutes avant de sortir du planeur, puis je constate les dégâts matériels. Mes ceintures étaient bien serrées comme à mon habitude, je n ai pas été trop secoué physiquement par le cheval de bois violent. J avais déjà vu ces lignes de paille dans les champs, mais je n avais jamais remarqué qu à certains endroits les tas de paille peuvent faire presque 80 centimètres de hauteur. Un ami agriculteur m a ensuite expliqué que les moissonneuses modernes sont de plus en plus grosses et font des rangées de paille (andains) de plus en plus hautes, et quand la paille bourre dans la moissonneuse, elle s arrête et fait un gros tas de paille avant de repartir. En faisant attention dans les champs, je remarque maintenant que ces rangées de paille ne sont pas régulières et que parfois ces tas de près de 80 cms de hauteur peuvent être présents. Avec un planeur à ailes basses, impossible de passer les deux ailes au-dessus des rangées. Les deux planeurs avant moi s étant posés plus long étaient passé au-dessus de ces rangées plus hautes.
Je conseille de ne pas se poser dans un champ moissonné ou la paille n a pas été ramassée, surtout avec un planeur avec des ailes basses, les rangées pouvant dépasser la hauteur des ailes. Pas de souci avec des ailes hautes mais en restant absolument au milieu d un sillon, car rouler sur la paille freinerait très fortement le planeur. Le champ n avait ni pour moi, ni pour les deux autres pilotes, d obstacles gênant lors du VERDO. Les 2 planeurs posés ont constitué pour moi des obstacles, mais j étais trop bas pour trouver un autre champ en sécurité. Attention donc en compétition, il arrive souvent que plusieurs planeurs choisissent le même champ, il faut considérer tous les autres planeurs comme des obstacles potentiels dans le champ, et se considérer soit même comme un obstacle pour les autres. Si un planeur va se poser avant vous dans le même champ, le VERDO n est plus assuré. Si le premier planeur avait fait un cheval de bois en plein milieu du champ, je ne sais pas dire ce que le pilote me précédant et moi aurions fait
Après coup, il parait ént que tous les planeurs de la compétition auraient dû faire demi-tour et revenir se poser sur l aérodrome de départ, au lieu de traverser la pluie vers le point de virage. Mais l effet mouton et la compétition ont fait que personne n a initié le demi-tour, et tous les compétiteurs se sont suivis sous la pluie et se sont ensuite vachés dans le même secteur.
Il est aussi primordial que les planeurs soient sur la même fréquence lors d un atterrissage en campagne afin de communiquer ensemble. Je conseille aux organisateurs de compétitions de faire attention à ce point lors des briefings. Heureusement, j ai pu communiquer avec le second planeur, lui donner mes intentions, et lui demander s il pouvait se poser long à droite, afin d’éviter une collision au sol.

– Chaque vache présente une part de risque non prévisible ou auquel le pilote ne pense pas comme pour les andins de paille dans le cas présent.
– Il y avait une grande probabilité qu’après avoir traversé le rideau de pluie, les planeurs devraient se poser dans un champ, sans avoir beaucoup de temps pour le repérer. Mieux vaut renoncer que de prendre des risques inutiles.Les mêmes pilotes n’auraient probablement pas traversé le rideau de pluie s’ils n’avaient pas été en compétition.

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