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interruption de remorquage

Titre :
interruption de remorquage
Localisation :
Local
Date :
01/06/2016
Nature du vol :
Compétition circuit
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Envol remorquage
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
Arcus S
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Lors d’un championnat d’entraînement en ce début de saison humide, épreuve avec une incertitude sur le créneau de vol, ciel qui se charge. Notre tour vient enfin pour décoller. Je suis le commandant de bord, nous alternons tous les jours avec l’autre pilote à bord. On a pas mal discuté des choix tactiques avant de décoller et on a clairement une pression du temps, il faut accrocher vite et partir.
Un Pawnee s’aligne devant nous, 4 pales, il tire assez moyen mais on le sait. L’arcus est à la masse maxi et on a déjà décollé sur ce QFU, je connais les champs de dégagement en bout de piste au cas où.
Le roulage se passe bien, ça arrache gentiment, on est sur une piste en dur, ça aide. La ligne d’arbres environ 300m après le bout de piste me paraît plus grande que d’habitude mais on vire avant comme d’habitude, à droite vers un grand champ posable en pente en montant, face au vent. Le vario est faible, rarement plus d’1m s, on reste bas, je peste contre la 4 pales… Je note tout de même que le Piper fait des ondulations en tangage pestant cette fois-ci contre le pilote mais que fait-il?. On monte laborieusement et le Pawnee nous traîne dans le bleu, les cumulus sont sur les bosses autour. A 750m (350m sol), le Piper ondule toujours mais nous tient les 130 indiqués, ça monte lentement mais ça monte. On se pose des questions sur l’accrochage. A 780m brutalement le pilote bat des ailes et rend la main, je pousse un juron gentiment : il est sensé nous tirer à 1000m ! Je tire la poignée jaune en pestant et cherche à rejoindre une endroit qui monte en m’éloignant du terrain. Mon copilote gère le local au calculateur. A 100m sur le plan calé avec du McCready je dégage et pars me poser. Il me dit immédiatement tu as vu le Pawnee dans le champ?!, je gère le plan pour une contre-QFU pour plus de sécurité et jette un oeil plus bas : le Pawnee s’est posé dans un beau champ en pente vent arrière pour finit en haut de la bosse, le long d’une ligne HT !
Immédiatement je comprends mieux ce qui s’est passé quelques secondes avant, le pilote du Pawnee a fait tout ce qu’il pouvait pour nous mettre en sécurité en local et lorsque le moteur a vraiment dit stop il s’est occupé de lui… Je fais depuis de nombreuses années de l’instruction et les gens qui m’ont formé et me forment encore cultivent la gestion et l’anticipation des menaces. Je fais systématiquement le schéma de projection au décollage quel que soit le type de décollage, cela aurait pu servir en début de remorquage.
Les signaux classiques de battements des ailes sont quant à eux soit le signe d’un remorqué terminé à bon port, soit le signe d’un soucis technique, la poignée jaune doit alors être tirée dans la seconde. J’avoue avoir pris plus de temps que d’habitude car je ne m’attendais pas à ce moment là aux battements d’ailes du remorqueur et l’Arcus est un planeur à volets de courbure. J’améliorerai ce point en m’occupant moins des volets en remorqué pour être plus prompt au cas où.
Menace de panne rupture câble au remorquage en phase de roulage décollage basse hauteur prise en compte.
Gestion du largage un peu lente car pas attendue à ce moment : être encore plus prêt à larguer dorénavant.
Menace perte local prise en compte et gérée, chef de piste du concours m’a permis de disposer de l’espace nécessaire et la piste était quasi claire (plus qu’un seul planeur en piste).

– Le remorquage est une phase à risque comme le montre le nombre important de Rex qui y sont liés. La panne de l’avion peut intervenir à n’importe quel moment. Le pilote du planeur doit être en permanence prêt à réagir.
– Pendant le remorquage, le pilote du planeur ne doit pas quiter l’avion des yeux. Il doit être prêt à larger rapidement en cas de problème. Le battement d’ailes de l’avion signifie largage impératif et immédiat.

– Il serait intéressant que le pilote du remorqueur fasse également un Rex pour comprendre ce qui s’est passé de son coté.

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