Le 29 juin 2016, on m’a affecté un LS 6. C’était la deuxième fois que je volais sur ce type de planeur dont les volets sont reliés aux AF. Cela faisait aussi environ 5 ou 6 jours d’affilés que je volais sans interruption.
La journée précédente, je m’étais couché vers 1 heure du matin environ et réveillé vers midi. J’ai décollé aux environ de 15 heures et j’ai fait un beau vol en local car je n’avais pas assez d’atterrissages sur ce planeur pour partir en campagne .
A 19 heures, je devais être le dernier à me poser. Je me suis annoncé en zone de perte d’altitude. J’y ai fait décrocher le planeur avec les volets en landing et les aérofreins et le train sortis pour calculer ma vitesse d’approche. J’étais fatigué. Je me suis annoncé en début de vent arrière mais j’avais laissé les volets en landing et je croyais que les AF étaient rentrés. Sur les autres planeurs, il suffit en général de lâcher les AF pour qu’ils rentrent.
Vingt secondes après avoir fait mon annonce en vent arrière, je me suis senti bas. Je croyais initialement que je n’avais pas fait attention à ma hauteur et je me suis rapproché de la piste. Le planeur a continué de chuter fortement, j’ai pris de la vitesse. J’ai tourné en base, à peu près au milieu de piste. A ce moment-là le chef de piste m’a pris en charge et m’a dit de rentrer les AF. Heureusement! Car en étape de base je suis passé à 30 mètres au-dessus des bâtiments qui jouxtent le terrain. Si j’avais continué avec les AF sortis, je n’aurais pas eu assez de hauteur pour faire mon dernier virage.
Les causes sont la fatigue, oubli de la spécificité des AF sur ce planeur et forte chaleur ce jour-là .
En conclusion, il vaut mieux se coucher tôt et boire de l’eau pour être en bonne forme pour voler. Si on est fatigué ou si on se sent pas bien, il vaut mieux se
se reposer un jour plus tôt que de s’endormir pour toujours. Cela m’a permis de me rendre mieux compte des contraintes du vol à voile et de l’importatnce d’un encadrement lors que l’on commence à évoluer. J’avais à peine 200 HDV au moment de l’incident et certainement trop confiance dans mes capacités.
Mauvaise analyse de mon état physique. Trop confiance.
Enseignement
Commentaire FFVP
– Prendre conscience de son état de fatigue et renoncer à voler est indispensable pour sa sécurité (et celle des autres), et encore plus par forte chaleur..
– Sur pratiquement tous les planeurs, il faut faire une action sur la commande des aérofreins pour les rentrer et surtout les verrouiller..Simplement relacher la commande ne suffit pas.
– Une lecture attentive du manuel de vol avec la rédaction d’une fiche résumant les caractéristiques, procédures d’urgences et fonctionnements particuliers, comme le couplage des AF volets, freins au palonnier, etc. …, aurait été utile.
– Y a t il eu un briefing par un instructeur connaissant bien le LS6 ? Si oui, ce point particulier aurait été expliqué au pilote nouvellement laché sur ce planeur.
– En règle générale, il est préférable de faire des décrochages avant d’arriver dans la zône de perte d’altitude, endroit ou la probabilité de trouver une concentration de planeur est importante.
Remarque complémentaire : Nous vous recommandons de bien faire attentionà verrouiller les aérofreins avant chaque décollage afin d’éviter qu’ils ne sortent pendant le remorquage. Dans ce cas le pilote remorqueur pourrait être dans l’obligation de larguer le cable en bout de piste et à basse altitude, ce qui mettrait le pilote aux AF sortis en grande difficulté.
– Il