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Collisioin aviaire au décollage remorqué

Titre :
Collisioin aviaire au décollage remorqué
Localisation :
Local
Date :
08/04/2017
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Remorqueur
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Envol remorquage
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
IKARUS C42
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

10e remorqué de la journée sur la piste en herbe.

Le décollage se déroule comme les précédents. A 80 km h je décolle les deux roues du train principal de l’ULM Ikarus remorquant le planeur.

A environ deux mètres du sol, dans le palier d’accélération, je vois au sol devant moi légèrement à gauche un oiseau que j’identifie être une perdrix.

A ce moment la perdrix décolle et passe immédiatement dans l’hélice, causant un choc léger mais perceptible aux commandes.

Etant à mi-piste (500m restants) je décide de larguer immédiatement le câble et constate dans le rétroviseur que le planeur se repose tout de suite. Je décide alors de me reposer également, la longueur de piste disponible étant suffisante.

Durant cette phase j’ai annoncé au contrôle de l’aérodrome la collision avec un oiseau et mes intentions.

Je dégage la piste sur le taxiway parallèle et demande l’autorisation de quitter la fréquence afin d’inspecter le remorqueur.

Après une inspection en bord de piste et constatant qu’aucun dégât matériel n’est visible, je demande l’autorisation de rejoindre le hangar afin de nettoyer la machine maculée des restes de l’animal et d’opérer les constatations et contrôles requis.

Après nettoyage et vérification, aucun dégât structurel n’est constaté. L’inspection de l’hélice et du moteur ne révèle aucune conséquence.

Aucune conséquence non plus pour le planeur dont le pilote a réagi conformément aux consignes de sécurité liées à l’interruption de remorqué. Après analyse avec le chef pilote, nous considérons que la réaction face à cet incident imprévisible est bonne. Elle est conforme aux consignes liées au remorquage. Le rappel annuel de ces consignes et les entraînements ont certainement contribué à la bonne réalisation des man uvres, tant par le remorqueur que par le pilote du planeur.

La décision de largage est la bonne, considérant que l’hélice pouvait être endommagée.

La distance de piste restante permettait aux deux appareils de se reposer en toute sécurité sans nécessité pour le planeur de dégager l’axe.

Le péril aviaire sur l’aérodrome est généralement rare et ne s’était pas manifesté ce jour-là.
Cet incident démontre l’utilité de tous les entrainements de casse de câble, de panne moteur, ainsi que les rappels annuels aux remorqueurs et pilotes planeur des différentes consignes de sécurité.

– La FFVV a publié un document sur le risque aviaire que vous pouvez consulter à l’adresse ; http: www.ato.cnvv.net logiciels document-de-securite-et-risques

Cf REX n° 6145 : rappel ci dessous en cas de panne franche du moteur au décollage.

– Pour éviter que le planeur ne percute le remorqueur, le pilote de l’avion ne doit freiner qu’en cas de nécessité absolue et le plus tard possible.

– Une procédure peut être mise en place pour chaque aérodrome et être adaptée à chaque configuration particulière. Par exemple en cas de panne ou perte de puissance ne permettant pas un décollage : l’avion dégage vers le taxiway et le planeur vers le milieu de la piste. Ces dégagements doivent bien sur se faire avec mesure (15 à 20 ° max) et presque sans inclinaison pour le planeur.

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