Après un stage montagne mi-avril, pendant lequel j’ai volé comme instructeur sur Janus, je reviens début juillet au club après deux mois d’interruption. On me confie deux élèves et un Janus. Le premier élève n’ayant pas d’expérience sur Janus, je fais un briefing sur l’usage des volets avec en démonstration, départ à -4°, lâcher de la poignée jaune une fois le contrôle latéral confirmé, passage à 0° puis +8° en replaquant à chaque fois la poignée des volets sur le flanc gauche pour ne pas rater une encoche. RAS.
Au retour du vol, le chef de piste me propose de passer un VI avant mon deuxième élève. Briefing sol, amphi-cabine et tout sera commenté pendant le remorqué, avec le positionnement de l’avion, la localisation du terrain, l’environnement, les nuages, etc. Quand arrive l’altitude de largage, je tire la poignée et ma main gauche part sur la commande de volets pour passer de +8 à 0° en l’absence d’ascendance mais je découvre la poignée sur Landing… RAS pour la suite.
En fin d’après-midi, après le troisième vol nominal, je rencontre le pilote remorqueur qui me dit que cela montait mal au second remorqué. Je lui explique la raison. Il a bien regardé dans le rétroviseur l’absence des AF sortis et n’est pas intervenu sur la fréquence, sans pouvoir apercevoir le braquage des volets.
La Vfe de 120 km h n’a pas été dépassée. Pris par les commentaires faits au VI, je n’ai pas noté d’augmentation significative du temps de remorqué ni la diminution du taux de montée. Au lieu de partir de -4 avec 2 crans à passer pour atteindre +8, j’ai dû partir à 0° et passer machinalement 2 crans au lieu de m’arrêter à +8.
Commenter un vol pour un VI bouffe des ressources ! Dans certains cas, plus qu’avec un élève.
Avec une flotte de planeurs biplaces essentiellement sans volets, l’irrégularité des vols sur Janus nécessite une vigilance accrue (peu d’expérience récente sur le type).
Le contrôle visuel en montée initiale de la position des volets n’a pas été fait.