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CONFIRMATION DU LARGAGE

Titre :
CONFIRMATION DU LARGAGE
Localisation :
Local
Date :
08/12/2018
Nature du vol :
Instruction
Je suis :
Instructeur
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Envol remorquage
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
ASK21
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

En remorqué derrière le Tétras en école avec le K21 ( je ne pilote pas), nous arrivons à l’altitude de largage en local prévue 700 m QNH.
Je vois tout à coup le Tétras plonger en descente. Un temps de réaction et je largue puis je signale au pilote remorqueur que nous n’avions pas encore largué quand il a entamé sa descente.
Après avoir réfléchi à la situation au moment du largage, je me rappelle que nous arrivions dans une zone calme plutôt ascendante. Est-ce que cela a donné l’impression au pilote remorqueur que le planeur avait largué ?

Après discussion avec le pilote remorqueur, il en ressort qu’effectivement il ne sentait plus de traction derrière le remorqueur et il ne voyait pas de planeur dans le rétro. Avant le décollage, l’élève avait demandé un remorqué à 700 m QNH. Le pilote remorqueur a pensé que le planeur avait largué. En même temps qu’il a amorcé sa descente, il s’est dit qu’il aurait du demander confirmation au planeur et à ce moment-là il en entendu l’instructeur lui signaler que le largage n’était pas encore fait. Etant également pilote remorqueur sur le Tétras, je suis sensibilisé à ce type de problème.
Il m’est arrivé d’avoir à demander confirmation du largage au pilote du planeur quand je n’en étais pas sûr avant d’entamer la descente.
Cet incident fera l’objet d’un REX envoyé à tous les pilotes du club et présenté à l’info sécurité de début d’année.

– Le pilote remorqueur doit IMPERATIVEMENT vérifier VISUELLEMENT que le planeur ne soit plus accroché au câble avant de descendre. La sensation ne suffit en aucun cas.

– Pendant le remorquage, le pilote du planeur doit avoir conscience que l’avion peut avoir une panne de n’importe quel type à chaque moment et être prêt à larguer sans délai dès que la situation devient anormale. La check sécurité effectuée à la fin du CRIS est là pour que les pilotes, élèves et instructeurs, se remettent en mémoire vive, c’est à dire prêts à être utiliés, les procédures adaptées à chaque phase du remorquage.

– L’instructeur doit être prêt à réagir de manière rapide et efficace, à chaque moment du remorquage et du vol, et prendre la main sans délai à chaque fois que nécessaire. C’est lui le commandant de bord, responsable de la sécurité du vol. En particulier en cas de rupture du câble ou de panne de l’avion pendant la phase critique du décollage et avant de pouvoir faire une PTL standard, il doit être clair que c’est lui qui va immédiatement reprendre les commandes et poser le planeur dans un champ ou faire une contre QFU à basse hauteur (dans le cas d’une panne réelle, hors exercice ouù c’est bien sûr l’élève qui pilotera tant que la sécurité est acceptable).

– La rétrovision de certains ULM, comme le WT9 Dynamic par exemple. Il est souvent impossible de voir le planeur tracté dès qu’il s’écarte, même très peu, de la trajectoire visible, ceci même au sol. Il est impératif de rendre ces dispositifs compatibles avec une sécurité acceptable (cette remarque est généraliste et ne concerne pas forcément le Tétras).

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