Remontage du Marianne.
Après la mise en place des ailes, je procède au branchement des commandes, ailerons et aérofreins.
La trappe d’accès n’est pas très grande, et je travaille à l’aveugle , c’est à dire que j’identifie
visuellement les rotules à brancher, puis je passe la main dans la trappe pour brancher les bielles en
faisant appel à ma mémoire visuelle. Après avoir connecté chacune des 4 rotules, j’exerce des
tractions dans différents sens pour éprouver ces branchements. Tout résiste, donc ça me paraît
correct. Je place ensuite les épingles pour sécuriser les poussoirs des rotules.
Une fois terminé, je procède, avec deux aides, à la double vérification : bloquer une gouverne et
essayer d’actionner la commande, puis bloquer la commande et essayer d’actionner la gouverne.
Ce test semble concluant.
Je demande alors à une autre personne, n’ayant pas participé au remontage, de vérifier visuellement
et mécaniquement . Il trouve aussitôt une commande d’aérofreins mal branchée. La capsule
repose sur la rotule, et ne l’englobe pas.
On rectifie alors le branchement. Lorsque j’ai tiré la bielle d’aérofrein vers le haut, j’ai senti une résistance, ce qui m’a laissé
croire que la rotule Lhotelier était correctement branchée. En fait, la résistance était due à la faible
dimension du passage de bielle dans l’emplanture de l’aile.
La connexion de ces rotules Lhotelier est délicate, et demande plusieurs vérifications indépendantes.
Enseignement
Commentaire FFVP
D’où effectivement l’intérêt de procéder de la sorte avec un vérificateur.
Une lecture recommandée pour les bonnes pratiques lors du remontage d’un paneur,
à trouver dans Actions vitales n°10 (juin 2019), à télécharger sur www.ato.cnvv.net
avec un Safety Bulletin de l’EASA à ce sujet suite à de multiples incidents ou accidents
liés à un remontage mal effectué ou incomplet.