Jour de reprise après deux mois de confinement.
Je pars pour un vol grand local sur le piemont pyrénéen, vent NO 10 noeuds, ascendances 1750 QNH.
A 15 kms du terrain dans une zone hostile, vario très négatif et impossible de remonter.
Après avoir delogué le vol, il savère que le vent a tourné et se trouve au SE. De ce fait je suis sous le vent de la colline.
Il m’est impossible de rentrer et je me dirige vers le village le plus proche pour trouver un champ.
Beaucoup de stress s’installe. Arrivé sur le village je découvre le seul champ vachable et décide de me poser.
Tout aurait bien fini si l’herbe avait été fauchée, manque de bol, elle ne l’était pas.
La suite est facile à deviner : un cheval de bois puis un touché lourd.
Bilan : la poutre du planeur endommagée. L’erreur a été de m’aventurer dans une zone de montagne hostile, sans prendre de précautions.
Erreur de jugement, renoncement très tardif et manque d’entrainement.
Une exploration de cette zone avec instructeur est indispensable.
Deux menaces :
‘ la première est de mettre sa vie en danger,
‘ la deuxième : après retour au club, ce sont les bavardages qui sont parfois psychologiquement destructeurs,
car généralement, à moins d’être inconscient, la situation n’est pas totalement volontaire.
Enseignement
Commentaire FFVP
Syndrome de précipitation pour le club et le pilote…
Prise en compte insuffisante des consignes de sécurité pour la reprise des vols, sans anticiper les menaces identifiées dans le document de la commission Formation-Sécurité adressé à tous les clubs.
Reprise en pleine saison, avec cultures hautes mais pilotes sous-entraînés = risques accrus.
L’encadrement aurait dû relancer l’activité graduellement en limitant la zone des vols.
Avec les cultures hautes, il est également nécessaire d’être toujours en local d’un terrain ou d’une aire d’atterrissage correcte.
Quant aux bavardes négatifs, en référer au correspondant Sécurité du club pour en tirer un enseignement positif et utile à tous les pilotes du club.