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Cheval de bois à l’atterrissage.

Titre :
Cheval de bois à l'atterrissage.
Localisation :
Local
Date :
21/05/2020
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Approche/Atterrissage aérodrome
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
H101 Salto WL (15m)
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Instructeur et chef-pilote dans l’association, après quelques vols en biplaces et monoplaces du club, je reprends mon propre planeur pour profiter d’un jour de congé.
Lors de la prise de terrain pour l’atterrissage, un planeur se trouvant en numéro 2 et le remorqueur attendant pour décoller, je décide d’augmenter la vitesse sur la vent arrière et la base. J’ai l’habitude de dégager à la croisée des pistes pour bien dégager l’axe principal, ce qui donne une distance utilisable de 250 mètres. Les barrières électriques anti-sangliers encore présentes sur le seuil de piste décalent sensiblement le point d’aboutissement. Ainsi la vitesse de dégagement est légèrement supérieure à la normale, l’herbe tondue est plus grasse qu’en plein été. En amorçant mon dégagement, je sens la roue commencer à glisser et le planeur prend un angle de plus en plus fort par rapport à la trajectoire. J’ai eu beau corriger dès la prise d’angle au pied mais la conjonction d’un patin arrière encore en l’air et l’efficacité en direction d’un empennage papillon moindre ont fait que le cheval de bois était inévitable. D’après les témoins dont des instructeurs, c’est le fait d’avoir immédiatement posé l’aile et d’avoir mis du manche avant qui a rendu l’affaire peu brutale. De mon côté, je l’ai ressenti tout autrement ! Je précise que c’était le premier cheval de bois de ma carrière. Pas de dégâts sur le planeur à part un patin décollé. Facteurs contributifs :
– l’activité des sangliers supérieure à la normale du fait qu’ils n’ont pas été chassés pendant la période Covid, donc la présence des barrières électriques.
– la volonté de ne pas occuper le bord de piste après l’atterrissage car des planeurs se présentaient à l’atterrissage et d’autres devaient décoller même si la largeur de la piste le permet.
– la volonté de ne pas poser plus long et finir un dégagement le long des barrières anti-sangliers par peur de mettre une aile dans un poteau.
– la décision d’augmenter la vitesse en prise de terrain pour mieux créer la séparation avec le planeur qui me suivait même si son pilote était expérimenté. La vitesse en courte finale était supérieure d’environ 15 km h à la normale.
– la présence des barrières électriques au seuil qui a décalé le point d’aboutissement d’environ 50 mètres.
– enfin le plus important : l’expérience du pilote, de sa pratique du terrain et de son planeur (plus de 200 heures sur la machine) ont fait que tous les facteurs, même s’ils présentaient de faibles écarts pris séparément, leur addition a permis que l’événement se produise.
Malgré l’expérience notable sur le planeur au roulage, le fait de poser au sol le patin de queue au sol reste primordial.

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