La journée commença par un vol en campagne en Janus, en mutuel, d’une durée de 3 heures.
Ensuite je devais faire mes 2 atterrissages en tant que commandant de bord pour aider le club à faire des vols d’initiation le lendemain.
Il devait être 18 heures donc quand l’incident se produit :
J’ai d’abord pris le premier planeur disponible sur lequel j’étais lâché, c’est-à-dire le LS6. Première erreur car j’ai peu d’expérience sur ce planeur et en ce début de saison je manque d’entrainement.
Je fais mon CRI, je fais tendre le cable, ensuite mon S pour sécurité (procédure non fédérale, Challes-les-Eaux). La verrière me paraissait fermée, j’ai même appuyé vers le haut pour en être sûr.
Je dis que je suis prêt, le treuil répond prêt et au moment où il envoie la puissance, la personne me tenant l’aile me dit Lla verrière, et je n’ai pas eu le réflexe de larguer le câble.
Alors je me suis dis dans ma tête quoi qu’il arrive, je fais voler le planeur, la treuillée s’est bien passée et je suis revenu me poser, je n’est pas touché la verrière pendant le vol car un des deux pions était dans son cran.
Conclusion : attention avec les verrières de LS6 et soyez plus vigilant, surtout avec les planeurs que vous ne connaissez pas, ne vous précipitez pas au décollage.
J’ai eu de la chance car dans le pire des cas, la verrière aurait pu finir dans la profondeur et moi à la tombe.
Enseignement
effectivement, il y a nécessité de plus de vigilance sur les verrières et les AFs au décollage, avec régulièrement des événements reportés et souvent des frais de réparation, une machine immobilisée pour quelques secondes d’inattention ou de non-suivi parfait du CRIS.
Un article dans Actions vitales n°14 (juillet 2020) revient sur cette menace de la verrière pas ou mal verrouillée, avec des solutions pratiques pour augmenter les filets de sauvegarde.