Je décolle en DR-400 avec un planeur lourd en début d’après-midi, mon sixième remorqué de la journée. J’emmène le planeur sous une ascendance balisée pas plusieurs planeurs. Arrivant sous l’ascendance, à environ 700 m QNH soit moins de 400 m sol, cap nord, l’avion se met alors très brutalement en piqué, en léger virage droite. J’essaye alors de reprendre le contrôle de l’avion normalement mais aucune commande ne répond. L’avion part alors en virage à droite avec une inclinaison de plus en plus prononcée. Pensant que l’avion a subi des dégâts, je regarde très brièvement dans le rétro pour m’assurer de l’intégrité de l’avion, notamment les empennages et pour m’assurer de la situation du planeur. Le planeur n’apparaissait pas dans le rétro et avait bien largué, et l’avion semblait ne pas avoir de dommages.
L’avion se retrouve cap au sud en descente rapide toujours inpilotable, je joue sur les gaz en vain, puis sur les volets. L’appareil ayant augmenté son inclinaison, part alors en vrille dont je parviens à en sortir avec la procédure habituelle, à une hauteur très faible, face au sud.
Je contacte alors le planeur sur la fréquence pour connaitre sa situation et savoir s’il sait ce qu’il s’est passé. Il répond alors qu’il a effectué un largage tardif après avoir dégagé.
Je n’ai pas pensé à larguer
J’aurais dû en effet larguer dès le début de la perte de contrôle.
Enseignement
Commentaire FFVP
En remorquage, un avion qui subitement pique avec perte de contrôle par le pilote constitue le symptôme d’une position haute. Il est impératif de larguer au plus vite sous peine de ne plus pouvoir le faire par la suite, à cause de la tension excessive du câble sur les crochets.
Un article à lire sur les Positions hautes dans Actions vitales n°15 (à paraître fin août).