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Atterrissage dur

Titre :
Atterrissage dur
Localisation :
Local
Date :
17/10/2021
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Approche/Atterrissage aérodrome
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
G 103
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Je me suis mis en zone de perte d’altitude jusqu’à atteindre les 450 m QNH, la manche à air était à ce moment-là constamment à la verticale. Le vent était donc très faible. Je me suis ensuite mis en vente arrière pour la 12 main gauche à une VOA de 95 km h. C’était le dernier vol de la journée pour le Twin, alors il m’a été demandé de poser long. J’ai donc choisi un point d’aboutissement plus éloigné.
J’ai tourné à gauche pour me mettre en étape de base et j’ai sorti les aérofreins (AF) à demi-efficacité. Je me suis ensuite placé face à la piste pour arriver en étape finale toujours en maintenant la VOA et les AF dans la même position. En analysant ma trajectoire, je me suis rendu compte que je toucherais la piste bien avant le point d’aboutissement choisit (point violet), j’ai donc voulu rentrer les AF (sans les verrouiller) pour allonger ma trajectoire. Cependant je n’ai pas modifié mon assiette car j’étais concentré sur mon point d’aboutissement. Le planeur a donc accéléré jusqu’à atteindre une vitesse entre 110 et 120 km h soit presque 30 km h plus vite que ma VOA. Au moment de faire mon arrondi, je me suis retrouvé dans une descendance, entrainant une accélération de ma vitesse verticale, ce qui ne m’a pas laissé suffisamment de temps pour finir mon arrondi. Le train du planeur a donc touché le sol avec un angle d incidence plus important et avec une vitesse de l’ordre de 110-120 km h, ce qui a fait rebondir le planeur environ 3 fois (la queue a également tapé). J’ai essayé de maintenir mon assiette à l’horizontale. Après le dernier rebond, je me suis retrouvé à l’étape de roulage. J’ai réussi à maintenir les ailes à l’horizontale pendant cette phase.
Une fois à l’arrêt, je me suis retrouvé au niveau du hangar mais au milieu de la piste.Je n’ai pas été blessé, cependant il faut vérifier si le planeur n’a pas été endommagé au cours de l’atterrissage. Je suis sorti du planeur et j’ai effectué une première vérification visuelle sur l’état des ailes, de la queue et des gouvernes. J’ai également vérifié si les ailerons, l’empennage et la gouverne répondaient bien aux mouvements du manche et des palonniers. Je n’ai pas pu vérifier l’état du train d’atterrissage à ce moment-là. Cependant je n’ai rien observé d’anormal, mais une vérification plus poussée doit être réalisée pour analyser l’état du planeur. Cet incident a eu lieu car je suis sorti de ma zone de confort trop tôt. C’était la première fois que je me posais plus proche du hangar en solo. J’étais plus concentré sur mon objectif d’atteindre mon point d’aboutissement plutôt que sur la VOA, en rentrant trop les AF.
Pour les prochaines fois où je devrais me poser long, tant que j’arrive sur la piste (et suffisamment loin des planeurs en bout de piste) je devrais privilégier la conservation de la VOA et faire attention à mon angle d’incidence y compris si je me rends compte que le point d’aboutissement choisi au préalable est beaucoup plus loin.

L’atterrissage long n’est pas anodin pour un jeune pilote. Le point d’aboutissement n’est pas à l’endroit habituel, c’est vrai que c’est une sortie de la zone de confort. Choisir des points d’aboutissement différents fait partie de la formation mais on n’entraîne peut-être pas suffisamment nos stagiaires ?
Il y a eu tunnelisation sur le point d’aboutissement avec un circuit visuel figé. L’exercice a visiblement généré du stress.
Le rattrapage de plan était-il bien acquis ? L’exercice était-il du niveau du stagiaire ?

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