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Cheval de bois au début du décollage

Titre :
Cheval de bois au début du décollage
Localisation :
Date :
27/05/2023
Nature du vol :
Solo
Je suis :
Pilote
Nombre de machines :
1
Météo :
Vent traversier
Dégats :
Non
Phase de vol :
Envol remorquage
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
Ouvert à la CAP
ATC :
Aucun
Radio :
Oui
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
ASW20 16,6m
Transpondeur :
Aucun
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Pilote
Âge :
Plus de 70 ans
Expérience récente :
5 à 20 heures
Expérience totale :
Plus de 500 heures

Nous opérons cet après-midi sur la piste en herbe. Plusieurs planeurs ont décollé sans problème malgré la hauteur de l’herbe. Toutefois, on avait noté une accélération dégradée des attelages par rapport à l’habitude.
J’étais conscient que l’ASW20 est le planeur le plus critique de notre flotte dans ces conditions, du fait de sa faible garde au sol et de la flexibilité de l’aile. Je me tenais donc prêt à larguer à la moindre alerte.
J’ai choisi de commencer le décollage avec les volets à la première position négative (position 2) pour disposer de la meilleure efficacité en roulis. Mais l’inconvénient est qu’il est nécessaire de passer en volets positifs pendant le roulage au sol (position 4).

Le début du décollage se passe normalement, peut-être avec une accélération moindre. A un certain moment, j’ai pensé que le contrôle latéral était assuré et alors ma main a quitté la poignée jaune de largage pour saisir le levier des volets afin de les braquer en positif.
Alors que je faisais cette action j’ai senti que le planeur partait en lacet à gauche et que je n’arriverais pas à contrer. J’ai alors largué aussi vite que possible.
J’ai senti que le roulis augmentait dangereusement mais cela s’est instantanément arrêté lorsque j’ai largué. Le planeur s’est finalement arrêté à 90° de l’axe de décollage après une glissade latérale, ailes horizontales.
Le sabot arrière en caoutchouc a été décollé, probablement pendant la glissade. A part cela aucun autre dégât n’a été constaté. Le sabot a été recollé, le planeur inspecté et a revolé le lendemain.
Le Cirrus qui a décollé juste après moi a lui aussi effectué un cheval de bois. Il a été alors décidé d’arrêter de décoller avec les monoplaces sur l’herbe.
J’estime que la hauteur de l’herbe était en moyenne de 25 cm. Mais nous avons ensuite découvert, par endroit, la présence en forte densité de tiges fines et assez rigides de 30 à 40 cm de haut. Ces tiges ne sont visibles que lorsqu’on est à proximité.

Je n’ai pas eu l’impression que l’aile se soit approchée du sol pendant la manœuvre des volets; les observateurs au sol non plus.
Le départ en lacet a été extrêmement brutal. Il faut vraiment larguer rapidement avant que le roulis ne se développe.
J’ai tout de suite compris que je n’allais pas pouvoir contrer cette dynamique avec les commandes de vol.L’enseignement principal est qu’il faut s’abstenir de décoller sur une piste avec une herbe anormalement haute, en particulier avec l’ASW20.

La consigne d’avoir la main sur la poignée jaune se révèle une fois de plus essentielle pour la sécurité. Évidemment, sur certains planeurs à volets il peut y avoir un conflit momentané entre cette consigne et la nécessité de changer la configuration des volets.
Le seul regret que je pourrais avoir est de ne pas avoir attendu un peu plus avant d’opérer ce changement de configuration de volets.

La hauteur de l’herbe est une menace pour les lancements au treuil ET au remorquage.

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