Lors de la prévol, des gueuses de 20kg passent inaperçues. Il s’agit en fait d’un coussin lesté de plomb qui a l’avantage de s’adapter sur toutes les machines et permet aux petits gabarits de voler avec un centrage correct même sur les machines non équipée de porte gueuse (Ask13)
Posées sur le siège, sous le coussin du Pégase elles vont entrainer un fort centrage avant et une limitation du débattement des commandes. Le pilote pèse 88kg, c’est son lâcher Pégase. Un briefing détaillé est réalisé par un instructeur qui ne détecte pas le problème. Le pilote puisque c’est son lâché sur la machine ne peut rien détecter d’anormal dans sa position inconfortable.
A cause de la surépaisseur le pilote adopte une position particulièrement allongée et les palonniers sont loin. Le débattements du manche contre les cuisses est limité. Cela entraine un décollage difficile ,un remorqué compliqué, une prise de pompes malaisées et enfin un atterrissage dur puisque le manche est limité vers l’arrière.
Lors d’un vol précédant sur une autre machine, un pilote avait déjà failli décoller avec les mêmes gueuses qu’il avait prises pour un coussin.
Enseignement
Les pilotes qui utilisent des gueuses doivent les retirer après leur vol. Il est décidé de marquer les gueuses avec une peinture orange fluorescente.
La prévol se doit d’être méticuleuse.
Commentaire FFVP
Pour le vol de lâcher, l’amphi cabine et l’installation doivent se faire au calme pour vérifier :
– la bonne installation à bord (réglage du siège, des palonniers…)
– l’accessibilité à toutes les commandes
– le débattement correct des commandes de vols
– la bonne visibilité vers l’extérieur
Une bonne pratique consiste à commencer par mettre le poste de pilotage dans sa configuration de base (siège libre de tout accessoire, rangements vides au maximum…)