Il n’existait pas de Notam publié sur l’état de la piste. Après un vol de 25 minutes, je suis amené à atterrir en 07 herbe
avec un stagiaire aux commandes. La piste était encombrée avec 9 planeurs au point de manoeuvre.Un planeur autonome
avait été contraint à changer d’option et devait lui aussi être aérotracté. Il se trouvait un peu décalé sur la droite de la 07.
Il a donc été nécessaire d’atterrir complètement à droite. Dés la phase de roulement à l’atterrissage, nous avons perdu
le visuel des balises. La hauteur des herbes dépassait la verrière du planeur. Sur le coté gauche de la 07, l’herbe n’étaient
pas non plus fauchée et il était impossible de ramener les planeurs sans empièter sur la piste.
Enseignement
Il serait quand même souhaitable que la piste soit effectivement fauchée sur toute la largeur.
En cas d’atterrissages simultanés ça peut vite devenir gènant et la différence de hauteur d’herbe
peut amener un cheval de bois… Aucun soucis pour le fauchage raisonné mais pas sur la piste…
Rappelons que pour l’exercice du vol à voile, les hauteurs réglementaires sont 5 cm pour les opérations de
treuillage et 10 cm pour les vols aérotractés. Même si la publication de Notam n’est pas possible, les pilotes de
planeurs devraient avoir une connaissance précise de l’état de surface de la piste en herbe.
Commentaire FFVP
La piste doit être entretenue sur toute sa largeur.
Si l’état de la piste était connu avant le début du vol, la stratégie de se poser dans la partie non fauchée est surprenant, le décalage du point d’aboutissement semble une option plus sûre.
Il fallait peut-être restreindre l’activité et le nombre de planeur, et/ou organiser un stockage hors de la piste en fonction des possibilité locale.