Perte de puissance de plusieurs centaines de tours en montée initiale piste 36 sans descendre en dessous de 2200 tours puis remontant à 2300 environ. Bonne communication radio entre l’avion remorqueur et le planeur G103 avec reprise des commandes par l’instructeur (le pilote remorqueur informant du problème et de sa décision de maintenir la montée en avec un angle plus faible et de l’éventuelle demande de largage au planeur si le problème s’aggravait). Le pilote remorqueur décide de maintenir donc la trajectoire en légère montée le régime moteur se maintenant pour pouvoir avoir accès à une zone posable éventuelle plus appropriée pour lui-même et le planeur (zone urbanisée en début de montée initiale…).Ensuite Largage du planeur à la hauteur suffisante pour un contre-QFU en 18. Posé du planeur sans problème. Des témoins au sol constatent la diminution du taux de montée et entendent plusieurs “pétarades” du moteur. Le remorqueur continue à monter légèrement puis amorce un virage pour effectuer lui-même un contre-QFU en passant au dessus d’une zone posable. Posé sans problème en 18 le planeur ayant libéré la piste.
Enseignement
Toutes les procédures en vigueur au club ont été respectées, néanmoins un point a mérité une réflexion et une communication a été faite à ce propos (voir plus loin *)… Les menaces du jour avaient été citées au briefing matinal ainsi que lors du briefing TEM avant décollage entre le pilote planeur et le stagiaire. Les communications entre l’instructeur et le pilote remorqueur ont été claires et sans équivoque.
*Lors de sa check liste avant vol le pilote remorqueur (jeune pilote professionnel avec une bonne expérience du remorquage) a constaté une pression essence légèrement instable sans pompe électrique, celle-ci devenant nominale avec la pompe sur ON. Il a alors décidé de réaliser le remorquage le premier vol s’étant passé tout à fait normalement.
La consigne club est d’appliquer le “quand il y a un doute, il n’y a plus de doute”. Le pilote remorqueur aurait du arrêter les vols avec cette machine et prendre le remorqueur de secours. Cela dit, pour lui il n’y avait pas de doute la pression d’essence redevenant nominale avec la pompe électrique et le premier vol s’étant réalisé sans problème.
Le DR 400 a été confié à l’atelier agréé qui en assure l’entretien. Une pièce défectueuse de l’alimentation essence a été remplacée. A noter que la semaine précédente le nombre de tours moteurs semblant trop faible de 100 tours, une intervention du mécanicien agréé avait permis de retrouver une puissance nominale correcte. L’information de cette intervention avait été donnée à tous les pilotes remorqueurs et à tous les Fi. Ce pourquoi cette intervention mécanique a été donnée au briefing du matin à titre de TEM. Les briefings bien exécutés ont permis sans doute à cet incident de ne pas devenir un accident, les équipages s’étant préparés à un éventuel problème en remorqué.