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Panne moteur en remorqué

Titre :
Panne moteur en remorqué
Localisation :
Local
Date :
28/09/2024
Nature du vol :
Solo
Je suis :
Pilote
Nombre de machines :
2
Météo :
Vent fort, Gradient de vent
Dégats :
Non
Phase de vol :
Envol remorquage
Catégorie :
2
Type d'aérodrome :
Usage restreint tout avions
ATC :
Aucun
Radio :
Oui
Type de machine :
Avion remorqueur
Modèle de machine :
Midour
Transpondeur :
Aucun
GPS :
Non
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Pilote
Âge :
18 à 50 ans
Expérience récente :
Plus de 20 heures
Expérience totale :
100 à 500 heures
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
Janus
Transpondeur :
Mode S
GPS :
Non
Nombre d'occupants :
2
Statut :
Pilote
Âge :
18 à 50 ans
Expérience récente :
Plus de 20 heures
Expérience totale :
Plus de 500 heures
Statut :
Passager non pilote
Âge :
18 à 50 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Je remorquais en Midour depuis le début de l’après-midi. L’exercice était compliqué car le gradient de vent était fort et l’atmosphère très turbulente. Le metar d’une station voisine indiquait « 35022G32KT CAVOK 17/06 » à l’heure de l’évènement.

J’avais calculé qu’il me restait environ une heure d’autonomie (plein complet, l’avion a trois heures d’autonomie et j’ai volé deux heures).

Je suis remorqueur avion depuis trois mois, je cumule une quinzaine d’heures sur cet avion, une centaine en remorquage ULM. Le pilote du planeur, un Janus, est expérimenté et a de l’expérience récente : environ 100h dans la saison.

Le décollage ressemble aux précédents : la vitesse varie beaucoup, l’assiette est très cabrée dans le gradient de vent. Le planeur suit normalement, aux turbulences près. En montée initiale, dès que la hauteur le permet, je m’écarte de la piste vers le nord-est.

A une hauteur de 150m environ, je perds toute la puissance du moteur : celui-ci passe au ralentit, ou s’arrête mais est entraîné par l’hélice. Je largue immédiatement le câble qui me relie au planeur, le pilote du planeur fait de même me voyant chuter sous lui. Je décide alors de me poser en travers de la piste (face au nord-ouest). Je vire à gauche (45° de secteur de virage), sors tous les volets et passe en glissade car je suis déjà trop haut et trop rapide. Quelques mètres avant l’arrondie, le moteur repart à pleine puissance : j’avais laissé la manette en position plein gaz. Je réduis tout, mais la vitesse est alors trop élevée pour un atterrissage en sécurité. Je remets les gaz, et repasse en montée vers la vent-arrière. Le moteur s’arrête à nouveau. Je suis sur le plan pour faire une PTU main gauche pour poser face au nord, je pense alors à mettre la manette des gaz en position plein réduit. L’atterrissage se déroule correctement et je suis rassuré de voir le planeur posé sans casse (il a suivi ma première option : poser en bout de piste face au nord-ouest).

Lors de l’analyse, nous avons trouvé que la quantité de carburant était inférieure à ce que j’imaginais (la jauge d’essence n’était pas fiable : dès lors que la quantité était inférieur à la moitié, elle indiquait zéro). Il est donc possible que le circuit d’essence ait désamorcé à cause de l’assiette trop cabrée, des turbulences, et de la faible quantité présente dans le réservoir.

La fatigue accumulée et mon excès de confiance ont pu contribuer à cette erreur de jugement. Je travaillais depuis le début de la semaine, enchaînant les sessions de remorquage, d’instruction en planeur et de vols pour mon loisir en avion. J’ai sous-estimé les conséquences de ma fatigue sur ma prise de décision.

L’incident se termine sans dégât matériel ni humain grâce aux réflexes du pilote planeur : il n’y a pas eu de message radio, ni signaux conventionnels pour qu’il comprenne, et le fait d’avoir largué immédiatement le câble a évité une position haute qui nous aurait été fatale. Notre expérience nous a beaucoup aidé : le pilote de planeur vol très régulièrement dans diverses conditions ; malgré ma faible expérience en remorquage avion, je vole sur d’autres types d’avions et très régulièrement. J’ai pu rester calme, sans stress jusqu’à l’arrêt de l’avion.
Enfin, « la plaque chance » : on ne peut compter sur elle quand on envisage un vol, mais c’est grâce à elle que je n’ai pas provoqué un accident.

La connaissance de l’avion et des procédures associées est primordiales.

Le remorquage avec des quantités de carburant faibles présente un risque car les vols se font de façon prolongée avec des assiettes cabrées.

En cas de panne moteur il est prévu de passer la mixture sur étouffoir pour éviter un redémarrage intempestif au plus mauvais moment.

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