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Atterrissage en campagne mal préparé

Titre :
Atterrissage en campagne mal préparé
Localisation :
Local
Date :
30/05/2025
Nature du vol :
Solo
Je suis :
Pilote
Nombre de machines :
1
Météo :
Plafond bas
Dégats :
Non
Phase de vol :
Approche/Atterrissage campagne
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
ATC :
Radio :
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
Ls1-d
Transpondeur :
Aucun
GPS :
Non
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Pilote
Âge :
18 à 50 ans
Expérience récente :
5 à 20 heures
Expérience totale :
100 à 500 heures

REX relu par l’équipe pédagogique du club de formation et du club d’accueil lors de l’événement.

Contexte :
Lors du briefing météo du matin, accueillie dans un club extérieur sur un terrain où je n’avais effectué que deux vols auparavant, les conditions annoncées étaient peu favorables, avec un plafond prévu entre 1100 et 1300 m QNH, en thermiques purs. L’altitude du terrain est de 150m. Un circuit adapté à la météo du jour avait été défini pour les pilotes expérimentés avec trois points de virage. Ayant une SPL récente, j’ai voulu ne tenter qu’un premier point situé à 15,5 km de l’aérodrome. Afin de maximiser mes chances de bénéficier de meilleurs thermiques et d’un plafond plus élevé, j’ai décollé vers 15h50.
Le vol s’effectuera sur LS1D, un planeur sur lequel je suis lâché depuis 1 an avec XXh de vol dessus.

Déroulement du vol :
Après le décollage, j’ai réussi à monter à 1150 m et j’ai entamé ma transition vers le point prévu, en suivant une autoroute bordée de nombreux champs. En vol, mon téléphone a surchauffé, rendant mon GPS inutilisable. J’ai alors poursuivi en navigation à la carte.
Vers 750 m, j’ai trouvé une ascendance, certes faible mais qui m’a permis de remonter à 1250 m. Sans m’en rendre compte, j’étais alors à proximité du point à tourner ciblé. Apercevant une ville devant moi, que j’ai prise à tort pour mon objectif, j’ai poursuivi ma transition en pensant être encore à mi-chemin et donc dans le local terrain. En réalité, je m’étais trompée de village et je suis sortie du local.
En transition, subissant des descendances, je me suis retrouvé à 850 m et c’est en établissant un contact radio avec un autre pilote en vol que j’ai réalisé mon erreur de navigation. Au retour, à environ 670 m, j’ai tenté de prendre une ascendance mais, sous le stress, je n’ai pas réussi à la centrer efficacement. Poursuivant ma trajectoire le long de l’autoroute, l’altitude continuait de diminuer.
Trop tardivement, seulement à 450 m, réalisant qu’il ne me restait plus suffisamment d’altitude pour essayer de remonter, j’ai décidé de procéder à la procédure VERDO et de configurer le planeur pour l’atterrissage en campagne.

Atterrissage :
Étant trop basse et très concentrée sur les obstacles (notamment des poteaux électriques), je n’ai pas pu réaliser de verticale de reconnaissance ni de tour de piste classique. J’ai choisi un grand champ de blé en montée, dégagé et face au vent, sans prendre le temps d’apprécier l’état de la surface. Après avoir effectué une étape de base, je me présente en finale à 250 m d’altitude, avec tous les paramètres maîtrisés, et j’atterris dans un champ de blé. L’atterrissage s’est déroulé sans incident, avec une décélération douce. En fin de roulage, une aile s’est abaissée, provoquant une rotation de 90° sur la droite, sans dégâts constatés sur le planeur.
Le dévachage a été plus difficile que prévu en raison du terrain vallonné et de la distance (1 km) entre le planeur et la sortie du champ.

Enseignement – Débriefing

Menaces qui se ont concouru à cet incident :
1. P: Faible expérience sur la campagne
2. M: Dépendance à un outil de navigation sujet à une panne
3. E: contexte de vol inhabituel lors d’une rencontre sur un terrain extérieur.
4. E: météo non compatible avec le vol prévu

En face de ces menaces j’aurais dû mettre en place les moyens de traitement suivants :
– Compte tenu de ma faible expérience de vol sur la campagne j’aurais du demander conseil aux encadrants locaux avant d’entreprendre un vol sur la campagne. D’autant plus qu’il s’agissait d’un aérodrome que je connaissais encore peu.
– Suite aux conditions peu favorables pour un vol sur la campagne, j’aurais dû renoncer à mon projet de vol et rester en vol local. De plus, en ce début de saison, les cultures sont déjà hautes, ce qui complique les atterrissages en campagne et augmente les risques.

Erreurs:
– J’ai pris la décision d’atterrir en campagne de façon trop tardive, à seulement 450 m d’altitude, conséquence directe d’une mauvaise conscience de ma situation en vol et de mon positionnement par rapport au terrain.
– J’ai choisi un champ trop éloigné de ma position au moment du choix, je n’ai donc pas pu apprécier clairement le type de culture et l’état de surface.
Cet incident m’apporte de nombreux enseignements, notamment sur l’importance de conserver en permanence une bonne conscience de la situation et de prendre des décisions suffisamment tôt, sans attendre d’être en situation dégradée.

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