Au retour de mon vol sur la campagne, l’aérologie locale connait une subite dégradation. Tous les planeurs tombent “comme des mouches”. En rentrant au terrain par l’Est, je m’intègre directement en branche vent arrière. Sur la piste, 5 planeurs se sont posés les uns derrières les autres, encombrant la longueur de la piste sur ses 3 quarts de la longueur. Or, la règle dit qu’on doit se poser après le dernier planeur, chose que je fait. Les personnes au sol commencent à s’activer pour aller chercher les planeurs sur la piste.
En attendant mon tour, je discute avec un instructeur d’un autre terrain sur nos vols respectifs, le planeur sur lequel il a volé ayant décollé à contre QFU en raison de son poids (un Duo Discus XLT).
Quand la golfette arrive, le planeur est accroché au véhicule et le B.O. est mis. La piste est en cuvette, et dans la descente, un planeur s’annonce en finale. La règle demandant de s’arrêter et de mettre l’aile basse côté piste lorsqu’un traffic est en finale, la golfette s’arrête, mais le planeur continue de rouler, je crie “STOP! STOP!”, par réflexe, l’instructeur a à peine le temps de freiner le pégase avant que l’aile gauche ne touche le toit de la golfette. Heureusement, celui-ci est en plastique et n’a laissé qu’une petite trace de peinture noire sur l’extrados.
Après observation de la part d’un mécanicien, le planeur a été nettoyé et rangé, sans autre incident.
Enseignement
Cet incident a prouvé, encore une fois, que le moment où les planeurs sont le plus souvent cassés est au sol, et que la vigilance doit rester constante. Aussi, lorsque plusieurs personnes sont disponibles, avoir quelqu’un à l’emplanture au bord d’attaque pour freiner le planeur au besoin sur toute manipulation au sol permettrait de réduire le risque de collision avec des obstacles au sol. Enfin, j’aurait dû demander au chauffeur de la golfette de continuer à rouler pour maintenir une distance entre le planeur et celle-ci.