Malaise d’un instructeur en vol lors d’une journée de forte chaleur
Informations générales
Titre :
Malaise d'un instructeur en vol lors d'une journée de forte chaleur
Localisation :
Local
Date :
11/06/2026
Nature du vol :
Instruction
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Chaleur
Dégats :
Non
Phase de vol :
Croisière
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
ATC :
Radio :
Machine N°1
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
TWIN
Transpondeur :
Aucun
GPS :
Non
Nombre d'occupants :
2
Occupant N°1
Statut :
Instructeur
Âge :
50 à 70 ans
Expérience récente :
Plus de 20 heures
Expérience totale :
Plus de 500 heures
Occupant N°2
Statut :
Stagiaire
Âge :
18 à 50 ans
Expérience récente :
5 à 20 heures
Expérience totale :
20 à 100 heures
Description du REX
Un instructeur de vol à voile, titulaire de son titre depuis cinq ans et totalisant environ 1 700 heures de vol sur une vingtaine d’années de pratique, a effectué trois vols dans la journée : un vol personnel suivi de deux vols d’instruction. La semaine précédant cette journée avait été particulièrement chargée, avec des journées de travail de douze heures, des levers à cinq ou six heures du matin et environ 700 kilomètres de déplacements. La chaleur au sol était notable ce jour-là, et les vols comportaient des variations d’altitude et de température significatives. L’instructeur avait bu de l’eau au repas et emporté une petite bouteille en vol.
Environ dix minutes avant l’atterrissage du dernier vol d’instruction, l’instructeur a ressenti des nausées, des maux de tête et des frémissements. Il a dans un premier temps attribué ces symptômes aux conditions de vol agitées liées aux manœuvres de son élève. Il a évalué son propre état et décidé de raccourcir le vol, sans informer l’élève de sa dégradation physique. L’élève, suffisamment avancé dans sa formation, a assuré la quasi-totalité de la phase d’atterrissage de manière autonome. L’instructeur est resté concentré sur la conduite du vol et indique avoir conservé un niveau de conscience et de capacités qu’il jugeait suffisant durant cette phase.
Après l’atterrissage, les symptômes se sont nettement aggravés : perte d’équilibre, alternance de sensations de chaud et de froid, maux de tête persistants et absence d’envie de boire. L’instructeur s’est forcé à s’hydrater puis s’est allongé sur un canapé. Des membres du club présents sur place lui ont prodigué des conseils et ont veillé sur lui. Un coup de chaleur a été évoqué par l’entourage. La récupération a nécessité plusieurs heures. L’instructeur n’avait jamais connu d’épisode similaire auparavant et n’avait perçu aucun signe avant-coureur dans la journée. Aucun dommage matériel n’a été constaté et le vol s’est conclu sans incident de pilotage.
Enseignement
Commentaire FFVP
Chaleur et fatigue ne font pas bon ménage.
Ne pas hésiter à avoir recours aux services de secours (SAMU) pour éviter toute suite.