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Evennements critiques proche de la crête d’un relief lors d’un remorquage

Titre :
Evennements critiques proche de la crête d'un relief lors d'un remorquage
Localisation :
Local
Date :
05/06/2026
Nature du vol :
Instruction
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
2
Météo :
Chaleur
Dégats :
Non
Phase de vol :
Envol remorquage
Catégorie :
2
Type d'aérodrome :
Usage restreint tout avions
ATC :
Aucun
Radio :
Oui
Type de machine :
Avion remorqueur
Modèle de machine :
DR400
Transpondeur :
Mode S
GPS :
Non
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Pilote
Âge :
18 à 50 ans
Expérience récente :
5 à 20 heures
Expérience totale :
20 à 100 heures
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
ASG32
Transpondeur :
Mode S
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
2
Statut :
Instructeur
Âge :
50 à 70 ans
Expérience récente :
Plus de 20 heures
Expérience totale :
Plus de 500 heures
Statut :
Stagiaire
Âge :
18 à 50 ans
Expérience récente :
Plus de 20 heures
Expérience totale :
100 à 500 heures

Le pilote remorqueur effectuait une journée chargée de remorquages en conditions turbulentes. Il avait déjà réalisé environ 25 atterrissages pour plus de deux heures de vol, dont une séquence d’une heure trente de remorquages sans interruption. La chaleur était importante. Après son dernier atterrissage, le pilote avait constaté que ses atterrissages étaient moins précis qu’à l’accoutumée. Une fois au sol, il avait coupé le moteur et ouvert la verrière. Une personne d’une équipe de télévision présente sur le terrain pour un reportage l’avait alors abordé, et la conversation avait duré une dizaine de minutes. Le pilote n’avait pas pris de pause depuis le début de la séquence de remorquages.

À l’issue de cette interruption, le pilote avait redémarré l’avion remorqueur sans effectuer la vérification complète de la fermeture et du verrouillage de la verrière. Un planeur monoplace était attelé au câble. Après un essai radio avec le pilote du planeur, le décollage s’était déroulé normalement. Le pilote remorqueur, pensant adapter sa trajectoire au monoplace remorqué, avait effectué son premier virage plus tôt que prévu, raccourcissant le circuit en direction de la pente et du col menant à la face Nord. C’est au cours de ce virage qu’il avait découvert que la verrière était restée ouverte. La réception des messages radio dans le casque s’en trouvait fortement dégradée.

En sortie de virage, le pilote avait tenté simultanément de monter le volume de son casque et de refermer la verrière. Absorbé par ces actions, il avait amorcé trop tardivement son virage d’approche de la pente et s’était retrouvé à la verticale de la crête à 500 mètres QNH, sans repère visuel suffisant pour estimer sa distance au relief. Le pilote du planeur remorqué, constatant que l’attelage se trouvait à l’aplomb de la crête très proche du sol et que la vitesse de remorquage était excessive, avait largué le câble et signalé le largage par radio. Il avait également indiqué au remorqueur que sa vitesse était trop élevée.

Libéré du planeur, l’avion remorqueur avait immédiatement repris de l’altitude et le pilote avait pu se dégager de la pente. Il avait ensuite effectué une descente lente en raison de la verrière toujours ouverte, en renforçant sa surveillance visuelle extérieure pour compenser la réception radio dégradée. L’atterrissage s’était déroulé sans incident. Aucun dommage matériel n’a été constaté. Le pilote avait marqué une pause d’une quinzaine de minutes après le posé avant de reprendre l’activité.

Voir PJ

De la fatigue, une interruption, un peu moins d’attention, le traitement d’un problème au détriment du pilotage sont les petits “ingrédients” qui peuvent diminuer fortement la distance à l’accident.

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