Vol d’entraînement, 3 planeurs sur un circuit de 200km, conditions moyennes.
La dernière branche se fait face au vent avec raccrochage sur les pentes exposées.
Nous ne montons pas très bien sur la pente précédente. Nous demandons des infos pour le cheminement suivant. Une petite pente à 20km marche, les pilotes qui nous précédent l’ont utilisé 10 min plus tôt. Ils ont quitté notre zone à 1800m et ont pu raccrocher là bas.
Nous plafonnons à 1500m et mes deux collègues quittent en direction de la pente suivante. J’avoue que je n’ai pas vraiment réfléchi à mon cheminement et je suis…
Lors d’un vol avec un instructeur, deux jours avant, nous avions bien repéré le champ qui se trouve proche de la pente au cas où.
Nos planeurs sont plus fins et cela chemine bien au début ça devrait passer…
A 5km de la pente, j’ai cependant un doute sur la possibilité de raccrocher car nous risquons d’y arriver bas. Je suis encore en local d’un terrain et j’exprime mon doute à la radio. Un instructeur me répond et me donne l’attitude mini pour avoir une chance de raccrocher là bas. Ça risque d’être juste. Les deux pilotes devant que j’ai en proche visuel poursuivent et je fais de même. Nous passons au dessus du champ repéré et avec un des deux pilotes nous confirmons la position et le choix du champ.
Nous arrivons sur la pente, le premier pilote (1km devant) ne parvient pas à accrocher, fait demi tour vers le champ , et met en route son moteur en local de celui ci.
Le deuxième pilote 30m plus haut que moi arrive à prendre le thermique, moi en restant en vol de pente je ne parviens pas à avoir un bilan positif. Je dégage rapidement vers mon champ.
L’approche sur le champ se fait en PTU car je ne suis pas très haut.
Le champ est bien dégagé et long (500m environ), par contre il a été labouré. Cela entraîne un arrêt assez rapide et une rotation du planeur de 90° par rapport à l’axe d’atterrissage. J’endommage un peu le dessous du fuselage et le bout d’aile mais sans gravité.
Ce qu’on peut retenir de cet événement
Il y a eu deux erreurs de ma part.
La première a été de suivre (effet mouton…) alors que ce n’était pas forcement ma décision et donc mon choix. Solution de facilitée certes mais qui fait qu’on subit ensuite la situation. Je n’aurais pas fait ce choix seul mais dans l’entraînement je n’ai pas trouvé mieux à faire !
La deuxième a été une situation de tunnelisation: deux pilotes devant, la pente pour raccrocher.
Je n’ai pas su switcher au bon moment pour rester en local de l’aéro.
Une chose qui m’a bien été rappelée par ce vol, c’est qu’il faut toujours rester maître de ses choix. Il n’y a qu’un commandant de bord dans le planeur, avec son expérience, son entraînement, sa forme du moment, ses limites.
Ces paramètres sont propres à chacun et il faut toujours agir en fonction d’eux pour prendre la bonne décision. Et pas en fonction des copains ou des planeurs devant….