En stage depuis une semaine et ayant fait six treuillées dont certaines avec entrainements à la casse de câble, le pilote possédait déjà l’expérience du décollage au treuil acquise sur un terrain voisin.
L’instructeur responsable de son élève décida donc de le lâcher sur LS8 pour un décollage au treuil.
Situation anticyclonique avec vent faible voir nul. Pas de turbulences et pas d’effet de gradient.
Le planeur roule, la roue principale quitte le sol et en l’espace d’une seconde le planeur prend une assiette très cabrée, la queue presque au sol. Le planeur fait une amorce de vrille à droite jusqu’à un désaxage en lacet de 45°, puis diminue son assiette, se ré-axe et poursuit la treuillée.
A ce moment là, il s’agit d’un classique, c’est-à-dire un décrochage dynamique à la rotation. Réaction du pilote après l’atterrissage :
Il dit avoir été surpris par la forte accélération treuil.
Le treuillard :
Il a volontairement mis la puissance adaptée au vent calme sur la plateforme.
Un nouvel essai a été fait suite à cet évènement, avec une accélération plus douce et un angle de montée moins pentu, obtenus grâce à une position de manche secteur avant lors de l’accélération .
– Il est préférable que l’instructeur connaisse la machine sur laquelle il lâche son élève. ( Comportements au treuil en particulier, etc).
– Plus de vigilance en période d’essai du treuil et une mise en puissance plus progressive. Il faut préciser que c’est un treuil thermique diesel.
– Une formation plus rigoureuse, spécifiant les différentes phases de la treuillée, en insistant plus particulièrement sur le passage progressif de la mise en ligne de vol à la pente de montée.
– Une bonne installation à bord et un briefing sérieux permettra d’anticiper certaines mauvaises réactions sans oublier la position du manche en fonction des consignes lues dans le manuel de vol.