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Je suis en vol sur le Pégase d […]

Titre :
Je suis en vol sur le Pégase d [...]
Localisation :
Local
Date :
20/04/2011
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Manutention/Mise en piste
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
ATC :
Radio :
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
C101 Pégase
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Je suis en vol sur le Pégase du club (3e vol sur Pégase) depuis 4h environs. Tout se passe bien, les conditions sont excellentes pour un mois d’avril dans le Nord. Les ascendances sont nombreuses et bonnes (jusqu’à’ à +2 +3 m s) et le plafond est à 2400 m environ.
Sur l’indication de mon instructeur, je vole dans le secteur du lac depuis au moins 15′ à une altitude comprise entre 2000 et 2400 m.
Un nuage à base grise et de surface importante se trouve au dessus de ce secteur. Avant de venir évoluer sous ce nuage, je vérifie bien sa nature : bien plat, étalé sans les caractéristiques d’un cumulo-nimbus.
La masse nuageuse est suffisamment étalée pour évoluer sur de grandes trajectoires tout en continuant à monter.
Après avoir fait une premier grand cercle sans souci, au 2e passage, je commence à entendre du bruit sur le fuselage.
Au bruit je pense d’abord qu’il s’agit de fins grêlons mais c’est probablement juste des gouttes de pluie. Je me mets donc en descente rapide avec une vitesse affichée à 200 km h pour me dégager de la grêle et au bout de 5, d’un coup, je rentre dans une turbulence très violente.
Je suis projeté au moins deux fois la tête contre la verrière qui finit par céder.
A ce moment là, la poussière vole dans le cockpit, tous les objets sont en apesanteur (cartes, téléphone, bouteille d’eau, …).
Mon bob, mes lunettes de soleil, le téléphone, une carte, la bouteille d’eau et une peau de banane sont éjectés aspirés par le trou de la verrière cassée.
Au début, sans les lunettes et avec l’air qui rentre dans le cockpit, j’ai du mal à voir les instruments.
J’ai également du mal à retrouver une assiette de vol et une vitesse de vol stabilisées. Le planeur fait comme plusieurs oscillations en vertical avant que je n’arrive à reprendre une ligne de vol normale. Une fois revenu en air calme, je constate que le variometre électronique est en train de redémarrer ( vraisemblablement suite à une micro coupure de l’alimentation au moment de la turbulence), le train d’atterrissage est sorti et la verrière a un trou du diamètre de ma tête juste au dessus de moi. J’ai un peu de sang sur le front mais pas de perte de connaissance.
Les commandes réagissent normalement et malgré l’air qui rentre dans le cockpit, le bruit et le froid, j’arrive à piloter normalement.
A priori, pas d’autres dégâts. Je remets le cockpit en ordre, rentre le train d’atterrissage.
Je suis maintenant à 1400 m et décide naturellement de rentrer au terrain .
Mon instructeur m’appelle à ce moment pour connaitre mon altitude position et je l’informe à ce moment là de ce qui vient de se passer.
Je reprend de l’altitude jusque 2000m environ sur la route de retour. Une fois proche du terrain,
Je viens perdre toute ma hauteur dans le secteur nord pour terminer quand même mon vol de 5h et je me pose sans problèmes.
En première analyse, bien que serrées comme à l’habitude, les ceintures n’étaient vraisemblablement pas encore assez serrées.
Toutefois, au niveau du buste, serrer plus m’empêchait d’accéder aux réglages du tableau de bord (je mesure 1,78).
Par ailleurs, au cours de ma formation (20 premières heures en montagne et 50 autres en plaine), je n’ai jamais vraiment été sensibilisé à l’importance du serrage. D’autant que la problématique du serrage me semble étroitement liée au réglage du siège et au gabarit du pilote.

Commentaire FFVV: était il opportun compte tenu de l’événement de poursuivre le vol en vue de la réalisation de la durée de 5h?

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