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Les conditions sont moyennes, […]

Titre :
Les conditions sont moyennes, [...]
Localisation :
Local
Date :
21/05/2011
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Instructeur
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Manutention/Mise en piste
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
ATC :
Radio :
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
Grob G-103 Twin Astir II
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Les conditions sont moyennes, avec un plafond proche de 1200m QNH en première partie de l’après midi. Les varios sont quand à eux tout à fait intéressants et permettant de prolonger les vols en école de début. Après avoir effectué une visite prévol complète en binôme élève instructeur, effectué un briefing sur les leçons qui seront abordées en vol (à savoir : roulage, décollage, remorqué rappels sur ligne droite et virages approche finale et visualisation du point d aboutissement), le planeur est remorqué une première fois , jusqu’aux barbules. Durant une heure environ, l’élève effectue les leçons sans aucun souci particulier, mais demande à redescendre car il a une sensation de fourmis dans les jambes, qui ne passe pas malgré différents réglages de palonniers, et des battements d’ailes pour essayer de le dégourdir.

Comme le planeur est haut (environ 1200m QNH), l’instructeur décide d’organiser l’approche de façon à faire une PTL haute avec une longue finale : le but sera de faire détecter à l’élève l’écart entre le point d’aboutissement recherché (le hangar planeur club) et le point d’aboutissement réel, et de corriger l’écart en utilisant conjointement les aérofreins et le manche sur la commande de profondeur.

Cet exercice se passe très bien. Une fois le sol regagné, l’équipage cherche une position plus appropriée pour l’élève, et décide de re décoller pour une seconde leçon reprenant les aspects cités plus haut plus la leçon sur les aérofreins :

Le planeur est à nouveau remorqué et les conditions se sont nettement améliorées. Le plafond au nord du terrain est maintenant de 1500m QNH avec des varios à+5, ce qui encourage l’élève.

L’équipage décide de débuter la leçon sur les aérofreins. Le planeur est situé à 1500m QNH. Pour débuter sur la trajectoire constante, l’élève annonce viser un château d’eau. Il sort une première fois les AF vers 130 km h, et observe la diminution de vitesse, puis les rentre et observe l’augmentation de la vitesse, puis les ressorts en totalité et observe une nouvelle diminution de la vitesse.

L instructeur lui demande alors de rentrer tous les aérofreins : l’élève n y parvient pas.

Depuis la place AR, l’instructeur voit l’élève essayer de rentrer les AF en utilisant ses deux mains, et entends au même moment l’élève dire je n’arrive pas à rentrer les AF . L’ instructeur réagit simultanément en reprenant les commandes, et alors qu’il revient à l’assiette de référence, il constate un blocage de la commande.

Le planeur se trouve maintenant à 1200m QNH, dans le nord ouest du terrain. En l’état, le planeur sera capable de regagner l’aérodrome UNIQUEMENT SI LES AF SONT RENTRES.

L’ instructeur essaie une ressource, des battements d’ailes mais rien à faire : les AF restent totalement bloqués.
1100m QNH maintenant : ce sera un atterrissage en campagne, AF bloqués en position 100%.
Heureusement, il y a des champs : certains orientés vers le nord, en légère remontée, d’autres orientés vers l’est, d’ou vient le vent dominant du jour, sans aucun dévers. L’ instructeur indique à l’élève que le planeur va se poser dans un champs d environ 700m orienté face à l’est et oriente le planeur de façon à faire une PTL en partant de la quasi verticale du champ. Cette expérience m’aide.

Je ne ferai plus jamais cette leçon sans être à proximité immédiate – totale du terrain ! Même en volant initialement sur un plan supérieur à finesse 10 au début de l’exercice, je n’ai pas pu regagner l’aérodrome de départ avec les AF coincés à 100%. Je précise avoir effectué la leçon dans un secteur favorable au niveau ascendances (pour reprendre de l’altitude) et propices aux atterrissages en campagne puisqu’un pégase s’y est vâché il y a trois semaines. Heureusement !

Elle m’a de plus amené à effectuer des procédures VERDO très rapidement et à prendre une décision très rapidement (si ressource et battements d’ailes ne marchent pas, tout de suite il faut se poser).

Niveau formation et pédagogie j’ai été amené à devoir rassurer un élève débutant et à commenter ce qui a été une man’uvre dans une situation d’urgence.
La menace subie est que, dans cette leçon consommatrice d’énergie (d’altitude), le problème à entrainé la perte immédiate et totale du local.

Je recommande que cette leçon ne s’effectue pas plus loin que finesse 5 du terrain de départ, et jamais hors local de zone posable.

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