Météo favorable, journée vélivole classique. Un monsieur se présentant comme ancien vélivole, modéliste, ayant récemment fait 2 vols en planeur se présente à nous pour effectuer un vol de reprise en main.
Il est pris en charge par notre instructeur le plus expérimenté. Le début du vol se passe nominalement, l’instructeur laissant son élève piloter.
N’ayant pas d’à priori négatif sur son pilotage, l’instructeur lui laisse les commandes pour la finale.
Arrivés à 2m sol, le planeur ralenti brusquement et fini par décrocher. Le planeur pose dur, et le train se rétracte sous le choc.
Il s’agit a priori de la deuxième occurrence sur ce type (Alliance 34). Une investigation est en cours au BEA par suspicion de fatigue excessive sur le train. L’évènement s’est produit au cours d’une période d’intense activité pour le club (nombreux vols, absences d’instructeurs remorqueurs treuillards aides en piste) aux alentours de 13h. Les pilotes n’avait pas encore interrompu la séance de vol pour profiter d’une collation méritée.
L’instructeur a reconnu s’être fait avoir, dans le contexte de vigilance émoussée, avec un passager un peu particulier.
La pression dont on parle ici provient surtout des défections de bénévoles, qu’ils soient instructeurs ou autre. Cette pression ne repose plus que sur un petit noyau dur, plus vulnérable aux erreurs potentielles. Mais je pense que beaucoup de clubs se reconnaitront dans cette situation.