L’incident relaté s’est produit au cours d’un déplacement avec quelques membre de mon club pour un stage de vol en région montagneuse dans un pays étranger. L’incident s’est produit au cours de mon deuxième vol sur cette plateforme. Au cours de ce stage je volais avec un planeur dont je suis propriétaire depuis 4 ans.
Le jours de l’incident je partais avec mon planeur pour un vol de découverte de la région. La météo était favorable. Sur la plateforme en question les décollages s’effectuent en remorqué et pour faciliter la logistique plusieurs câbles de remorquage sont mis à disposition par le club local.
Lorsque mon tour de décollage arrive, un des membre de mon club récupère un câble et m’accroche au remorqueur. Mon planeur n’est équipé que d’un crochet central de marque Tost, c’est donc lui qui reçoit le câble. Conformément aux procédures que nous employons sur notre terrain d’origine, nous n’effectuons pas d’essai de largage du câble.
Le remorqué dure environ 10 minutes et s’effectue sans encombre jusqu’à la zone de largage. Arrivé dans cette zone je tente sans sucés de me larguer. Après plusieurs tentatives infructueuses j’avertis le remorqueur de la situation. Ne sachant pas si le pilote du remorqueur était francophone je me limite à l’utilisation des signaux conventionnels (battement d’ailes). Le remorqueur m’informe alors en retour du début d’une procédure de retour au sol par un battement de dérive.
Cette procédure est conduite sans encombre. Le remorqueur n’a largué le câble que juste avant le touché de ses roues. Le câble passe sous mon planeur et se détache instantanément grâce à la sécurité arrière.
De retour au point de départ le responsable de la plateforme indique que le problème a été causé par l’utilisation d’un câble de remorquage inadapté à mon type de planeur. Ce câble présente la particularité de pas posséder d’anneau Aérazur mais d’un simple anneau Tost sur lequel le câble est attaché par un n’ud de cabestan classique. Ce n’ud empêche le pivotement de l’anneau nécessaire à la libération de celui-ci en cas de traction horizontale sur le crochet avant. Ce point n’avait pas été évoqué lors du briefing d’utilisation de la plateforme que nous avions reçu en arrivant.
Par acquis de conscience la chaine de commande de largage est inspectée et son bon fonctionnement avec un câble classique est testé plusieurs fois. Au terme de ces essais je décide de redécoller. Les vols suivants s’effectuent sans problème.
Le lendemain de l’incident le câble impliqué dans l’incident était retiré de l’exploitation. -Concernant l’exécution du retour au sol, j’avais récemment répété cette procédure dans le cadre d’un formation instructeur que je suis par ailleurs. Je n’avais donc pas d’inquiétude sur mes capacités à la mener à bien, d’autant plus que j’évoluais sur un planeur que je connais bien. Mes seuls doutes concernaient le pilote du remorqueur car je sais d’expérience que c’est un exercice délicat (gestion de la trajectoire, taux de chute adapté au planeur, gestion du plan). J’ai également en tête des discussions avec des pilotes de remorqueur qui estiment qu’il préféreraient largeur le planeur avec le câble plutôt que d’effectuer un retour au sol. Mais ces doutes ont été dissipés rapidement voyant que le pilote contrôlait parfaitement les paramètres de la procédure. Arrivé au sol le responsable de la plateforme m’indique que le pilote du remorqueur avait en effet un entrainement significatif à la procédure de retour au sol qu’il pratique régulièrement avec des élèves. Les équipages du remorqueur et du planeur avaient donc tout deux un bon entrainement à cette procédure.
-Lors du début de la phase de descente je constate un différence significative par rapport à la procédure répétée en biplace. En effet, le câble étant fixé au crochet central celui-ci contourne le fuselage lorsque le planeur est en position basse. Je ne constate pas d’effet particulier en ligne droite mais craignant un effet en virage je décide de positionner le câble de manière à ce que celui-ci se trouve à l intérieur des virages de la PTL que va effectuer le remorqueur. Je ne sais pas si un autre choix aurait pu prêter à conséquence.
-J’anticipe également pour la phase finale d atterrissage et roulage un effet possible du souffle du remorqueur qui redescend sur le planeur en palier au dessus du sol. Cet effet a effectivement été sensible sur l’inclinaison du planeur mais est resté tout à fait contrôlable. Cet effet n’est pas vu lors des simulations en école au cours des quelles le procédure est interrompue juste avant l’atterrissage roulage.
-En discutant par la suite avec d’autres pilotes de cet incident, beaucoup mon indiqué estimer qu’ils auraient été inquiets de devoir effectuer un retour au sol car il n’ont plus répété cette procédure depuis l’époque de leur brevet. Certains pilotes estiment même qu’ils auraient en préalable tenté de forcer le largage ou rompre le câble en effectuant des man’uvres brusques sollicitant le câble.
-L’incident en question aurait pu être évité si un essai de largage avait été effectué juste avant le décollage, avec le câble utilisé pour le remorqué. Un essai de largage avec le câble ayant servi à amener le planeur en piste ou un contrôle visuel de l’ouverture du crochet à la commande du pilote n’auraient pas été suffisants.
-Contrairement à une croyance répandue il apparait donc que un défaut de largage est bien possible et que, par conséquent un entrainement à ce genre de situation est nécessaire. Un simple entrainement au moment du brevet n”est peut-être pas suffisant.
-Je regrette l’abandon de l’essai de largage juste avant chaque vol. Il aurait pu permettre d’éviter l’incident.
-Si nous avions utilisé une procédure au cours de laquelle le câble et le planeur sont largués par le planeur, le câble se serait immédiatement détaché du planeur par la sécurité du câble et engendrer des dommages au sol (utilisateurs de la plateforme de départ au habitations à proximité).
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