Vol de championnat en plaine, l’arrivée est difficile, ça dégueule beaucoup, je continue à avancer en espérant trouver de vraies pompes sur les villages plus loin plutôt que de m’accrocher à des 0.1, j’arrive à l’entrée du cercle d’arrivée (km3) et raccroche à 250 m sol au dessus d’un champ avec un autre planeur (environ 100m au dessus de moi) on perd la pompe quand je passe les 300m sol et sans vraiment réfléchir je pars vers le terrain, dès que je quitte la zone, je me retrouve dans une très grosse dégueulante (-4 -5) j’accélère et vois le terrain remonter sur l’horizon, ça dégueule toujours, les seuls champs entre ma position et le terrain sont du maïs et du blé haut, je passe une ligne électrique et me retrouve en effet de sol sur les champs à 1km de la piste.
Le terrain est situé en haut d’une bute de 10m de haut et une passe en bas un peu avant.
Je tire pour passer bien au dessus de la route et pour arriver à l’alti du terrain (je suis en dessous à environ 180km h je pense) et une voiture passe peut-être 3m en dessous de moi juste au moment ou je survole la route je sors le train, le chef pi me crie de sortir les AF, je touche sur la fin de la montée (herbe haute coupée le jour même) avant la piste et roule jusqu’à la piste. L’arrivée étant difficile, j’étais focalisé sur le terrain depuis 20km déjà et avais un peu déconnecté le cerveau. Dans ma situation j’aurais juste du passer le cercle et me poser dans le champ km3 mais j’ai subi l’effet tunnel, je voyais le terrain et je me convainquais inconsciemment que ça allait passer.
Bref une bonne frayeur dont je tirerai une leçon instructive.
Pour la suite de la compétition, je me suis efforcé à bien travailler mes arrivées quitte à arriver un peu haut et quitte à arrêter l’arrivée pour être sur d’être bien sur le plan, depuis je n’ai pas refait d’arrivée basse hauteur.
Dans cette compétition, au moins cinq ou six pilotes se sont posés dans le champ à l’entrée du cercle après avoir passé celui-ci.
C’est surement la meilleure décision à prendre, surtout quand les champs avant le terrain ne sont pas très vachables, un dévachage au km3 ne prend pas beaucoup de temps et ne vaut surtout pas le risque d’une arrivée basse qui aurait pu très ma se terminer.