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Retour au sol

Titre :
Retour au sol
Localisation :
Local
Date :
01/11/2012
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Remorqueur
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Manutention/Mise en piste
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
ATC :
Radio :
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
MS893
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Le 1er novembre 2012 après midi, je remorque le Pégase F..X avec le MS893 F….E. Direction la crête de l Hortus, que nous atteignons à 700 NH après un décollage et une montée normaux. Rien à signaler dans cette phase du vol. Je reçois alors un message du planeur: je ne peux pas larger . Je lui demande de réessayer. Elle confirme et demande quelques conseils quant à la procédure à suivre.

J envisage en quelques instants deux solutions : appliquer les préconisations publiées en 2012 par la FFVV et larguer le planeur à la verticale du terrain, cable au nez, ce qui suppose en tout état de cause que nous perdions environ 200m pour descendre à environ 300 m sol et que la pilote gère la suite ; faire un retour au sol, en ayant conscience d engager alors une procédure abandonnée , ce qui ne va pas de soi.

C est pourtant cette deuxième solution que je choisis et confirme par radio dans les secondes qui suivent en me mettant en palier, en lui commentant pas à pas la procédure que nous allons suivre et en demandant confirmation systématique de l exécution de mes consignes :
 message au sol annonçant le début de procédure ;
 message à CHEX de sortir les AF et passage en position basse ;
 demande de confirmation de position basse stabilisée ;
 annonce détaillée du circuit qui va être suivi: début de la descente, vitesse, taux de descente et du circuit (Hortus Ouest Mas de Londres virage à plat et longue finale pour ajuster le plan aboutissement sur le seuil décalé QFU12).

Mon objectif a été de descendre à plan et vitesse constants, à faible inclinaison, avec une marge en finale pour nous ajuster. J ai envisagé le non largage coté remorqueur, sans l évoquer par radio, et décidé d’une approche permettant de poser l attelage complet sans remise de gaz, dans le pire des cas.

Descente assortie de quelques messages radio pour vérifier que ça suit . Le retour au sol se déroule comme prévu, je largue le planeur après qu il ait passé le seuil de piste, remets les gaz et me pose en numéro deux. Pourquoi appliquer une procédure abandonnée – Réflexions à froid évoquées en interne club

L’application d’une procédure abandonnée engage émment fortement la responsabilité du pilote (remorqueur en l’occurrence). C’est pourtant la décision que j’ai prise, pour les raisons exposées ci-après, que j’ai publiées sur le forum du club dans les jours qui ont suivi, en demandant que l’on s’interroge collectivement sur le bien-fondé du maintien de cet abandon.

Le contact radio fonctionnait, ça simplifie émment beaucoup les choses et les pilotes en vol ont respecté le silence radio. Je pense que je n aurais pas pris la même décision sans contact radio. Je ne suis pas certain d ailleurs que les signaux conventionnels auraient été correctement appliqués et j’aurai sans doute été amené à larguer le planeur.

La pilote a appliqué mes consignes avec sans froid et réactivité. Elle a indiqué par la suite avoir sorti les AF en totalité, ce qui ne m a pas gêné en l occurrence car nous avions un circuit en descente. Après en avoir discuté avec quelques pilotes expérimentés, je pense que j ai donné une consigne mal adaptée. En effet sur un planeur de type biplace avec aérofreins très efficaces, je pense qu il aurait fallu préciser au pilote que les aérofreins doivent être ajustés pour simplement garder le cable tendu. Pas sûr que l on puisse voler en palier dans une configuration de type Arcus tout AF sortis.

Le message passé par la pilote et sa demande de consignes à suivre m’ont amené à penser qu’elle aurait peut-être des difficultés à gérer un atterrissage en sécurité avec le cable au nez du planeur, un passage du seuil de piste 12 à environ 60 mètres de hauteur, suivi d un rattrapage de plan important compte tenu de notre piste courte. Il m a paru plus sûr de prendre en charge l atterrissage.

Une fois que j’ai été assuré qu’elle avait stabilisé sa position basse, je n appréhendais pas le retour sol et envisageait sereinement le cas le plus défavorable de devoir poser l attelage complet. Ma décision définitive a d ailleurs été prise après avoir reçu de CHEX un message me confirmant qu elle avait stabilisé sa position sous le remorqueur.

J’ai informé le club que tout calcul fait a posteriori (seuil décalé, plan à 10%, longueur de cable pendant au nez du planeur), et sous réserve d un comportement sain du pilote remorqué, je prendrais sans doute la même décision si c était à refaire, en veillant à passer une consigne plus ajustée concernant la sortie des AF par le planeur.

Nous avons donc convenu que la question du maintien de l’abandon du retour au sol, serait posée au niveau fédéral, ce qui fût fait lors d’une réunion fédérale le 15 décembre 2012. Il en ressort qu’il appartient à chaque club de définir la procédure la plus adaptée au circonstances locales (longueur de piste, obstacles en approche ).

Suites :
Au vu de ce retour d’expérience et des éléments précités, le conseil d’administration du CVVM a délibéré pour le maintien de la procédure de retour au sol qui, compte tenu de notre configuration (piste courte, végétation et un chemin en approche ), semble être la solution la plus sécurisante.

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