De retour d’un vol avec instructeur, en sortant de l’appareil avec une certaine précipitation, j’ai fait un faux mouvement, suis retombé dans le cockpit et ai cassé la verrière d’un coup de coude! Totalement banal, si ce n est qu il n’est peut-être pas inutile de réinscrire l ‘incident dans l’analyse de l’ensemble du vol.
Les faits : nous sommes partis alors que le temps était visiblement orageux, mais pas immédiatement menaçant, dans la perspective d’un vol en local. Conditions excellentes pour un bon vol d’instruction : exploitation thermique, cheminements et transitions, découverte de la géographie locale Tout ce qu il fallait pour d’instructifs échanges, sauf qu’ils étaient souvent contrariés (c’est en tout cas l ‘impression que j’en avais ) par l’intrusion de messages radio divers! J’ai alors souhaité baisser le volume, ce que j’ai fait. Or, l’instructeur-starter indiquera qu’il avait à plusieurs reprises essayé, sans succès, de nous joindre pour nous indiquer qu’au sol, il observait une évolution de nature à prendre la décision de poser. Pour notre part, nous avions continué le vol par divers cheminements jusqu à ce qu un rideau de pluie se forme entre nous et le terrain. Nous avons alors essayé de suivre un itinéraire de contournement mais les choses ne s améliorant pas, décision a été prise d engager la pose, qui a été effectué sans problème par l instructeur, sous la pluie. Au point d’arrêt, décision a été prise de sortir rapidement pour ne pas trop mouiller l’intérieur du planeur et le passager avant est retombé dans le cockpit avec la conséquence que l’on sait Un petit débriefing amènera de la part de l instructeur-starter les remarques suivantes :
* la radio n’est pas un jouet qu’on manipule au gré de sa convenance personnelle… On se tait et on écoute les messages. Il y en a peut-être un qui sera essentiel
* les planeurs doivent être rentrés secs , ce qui implique que les dispositions voulues, en fonction de l analyse météorologique, doivent être prises pour interrompre le vol, aussi bon fût-il, bien avant l’arrivée de quelques précipitations que ce soit. Cela permet de les rentrer sans précipitation ce qui est de nature à assurer, au mieux, la sécurité des pilotes et l intégrité du matériel…
Le lendemain, je lis dans la presse locale : Violent orage de grêle à X , à peu de distance de notre terrain. Pensée funeste alors, dans la tête du lecteur : Quel aurait été le titre du journal, si le rideau de pluie dans lequel nous sommes passés avait été un rideau de grêle?…quand on sait la taille des grêlons
Globalement, si ce n’est financièrement bien sûr, leçon sans frais, à méditer et à retenir pour l’avenir!