Je venais d’être lâchée l’avant veille. La veille j’avais effectué deux longs et beaux vols. Ayant décollé en fin d après midi, les pompes n’étaient plus très bonnes et j’avais quelques difficultés à monter, Mon chef pilote m’avais donné comme instruction quelques vols auparavant d’être au minimum à 600m qnh en zone de perte et j’avais pris la fâcheuse habitude d’arriver un peu haut en finale pour avoir de la marge et régler à ma guise.
Je zérotais au dessus d’un petit village lorsque je me suis retrouvée à une altitude qui m’a alarmée, j’étais à une altitude de 400m à environ 5 km du tour de piste. Je me suis alors dirigée vers le terrain et j’ai commencé ma vent arrière. Je me suis rappelée d’un conseil que m’avait donné un instructeur qui consistait à de se rapprocher de l’axe de la piste si jamais je manquais d’altitude. Je suivis son conseil mais sans m’en rendre compte j étais passée dans une pompe et j’avais récupéré une altitude correcte. Avec l’idée d atterrir je ne m’en étais pas rendu compte. Le fait de m’être rapproché de la piste me mis alors dans une position où j’avais trop d’altitude.
Je venais de tourner mon dernier virage quand un instructeur au sol me demanda si j’étais bel et bien en finale, je lui répondis que oui. A ce moment la je me suis rendu compte de mon erreur. Mon point d’aboutissement se trouvait alors 300m après le seuil de piste. Il fallait réfléchir vite et bien pour trouver une solution dans la seconde et l’indiquer à l’instructeur à la radio ce que je pensais faire (c’était en fait l’instructeur avec lequel j’avais beaucoup volé avant mon lâché), il me dit immédiatement de ne pas faire ce que j’avais en tête qui était de faire un 360 pour ensuite retrouver une bonne hauteur car j’aurais perdu la piste de vue. Je n’avais ce jour la jamais fait de rattrapage de plan et je ne pensais pas pouvoir en improviser un dans les secondes qui suivaient, il me demanda alors de faire des zigzags ce que je fis et me posa finalement à la croisée des pistes. Même si ce n’est jamais agréable de se retrouver dans une situation un peu difficile comme celle ci, je suis contente que ce soit arrivé un jour où des instructeurs étaient présent au sol et on pu me guider à la radio. Le lendemain j’ai fait un exercice de rattrapage de plan qui m’a un peu rassuré car nous avons reproduit la même situation mais en m’expliquant ce qu’il aurait fallu que je fasse.
En en reparlant avec mon instructeur quelques mois après, il m’a raconté qu’avant de me remettre dans l’axe de la piste je lui ai dit ok, c’est bon , je ne me souvenais pas de ce moment mais ça qui lui a permis de savoir quand arrêter de me guider à la radio ce qui pour lui aurait été un moment difficile à trouver si je n’avais rien dit.
J’aurais du dès le début, c’est à dire lorsque j’ai remarqué que j’étais trop basse au dessus du petit village, demander conseil à la radio. Le fait que se soit l’instructeur avec lequel j’avais beaucoup volé m’a sans doute réconforté, rien que par sa voix et sa manière de parler qui m’étais familière.
Je pense donc qu’il ne faut pas hésiter à appeler à la radio, ca ne coute rien et ça aide énormément.