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Blocage profondeur en casse-câble en treuillée

Titre :
Blocage profondeur en casse-câble en treuillée
Localisation :
Local
Date :
23/07/2014
Nature du vol :
Initiation
Je suis :
Autre
Nombre de machines :
1
Météo :
Dégats :
Oui
Phase de vol :
Envol treuil
Catégorie :
1
Type d'aérodrome :
- Sélectionner -
ATC :
- Sélectionner -
Radio :
- Sélectionner -
Type de machine :
Planeur pur
Modèle de machine :
Marianne
Transpondeur :
- Sélectionner -
GPS :
Oui
Nombre d'occupants :
1
Statut :
Stagiaire
Âge :
Moins de 18 ans
Expérience récente :
Non connue
Expérience totale :
Non connue

Aujourd’hui je faisais un baptême à un ami en Marianne. C’était le premier vol du planeur de la journée, les conditions météo étaient bonnes avec un léger vent de travers au décollage. Rien d’anormal lors de la visite prévol et du CRIS. Le câble se tend (au treuil), je réalise une rotation standard en tirant le planeur dans les conditions normales de treuillage du Marianne. Quelques secondes après la rotation (environ 100 mètres sol), le fusible casse. Ayant une forte assiette à cabrer due au Marianne, je rends immédiatement la main dans l’option de réaliser un 360°. Je réalise mes deux coups de largage mais le planeur refuse de prendre de la vitesse malgré une assiette à piquer et un manche au tableau de bord. Je vois alors le planeur s’effondrer et la vitesse qui ne monte pas. Le 360° ne passe plus et je décide alors de poser devant. Enfin, après quelques secondes, je réussis à prendre un peu de vitesse. Je remarque ainsi que je n’aurai pas la piste et décide d’allonger mon atterrissage dans le petit champ de 150 mètres en descente après la piste. Au moment de l’arrondi, je ne vois absolument pas le bout du champ car il est dans un creux. Afin d’éviter une éventuelle collision à l’aveugle au fond du champ, je décide de forcer un cheval de bois afin d’arrêter le planeur rapidement en plaquant à deux mains l’aile gauche au sol. Le planeur réalise une cheval de bois ainsi assez violent et s’arrête rapidement. Moi-même et mon passager allons bien, tout de même sous le choc de la rapidité du déroulement des événements. Je constate que le planeur n’a pas de dégâts matériels apparents. Les autres pilotes viennent ainsi voir si tout va bien et m’apprennent que lors de la casse, l’avançon s’est enroulé autour de ma profondeur, ce qui peut expliquer la difficulté à prendre de la vitesse car celui-ci a bloqué la gouverne et modifié le centrage du planeur. Cette expérience m’a aidée. Volant souvent et étant lâchée campagne, je n’ai pas hésité à me poser dans le champ derrière. Grâce à mon expérience, je n’ai jamais regardé mes instruments et j’ai ainsi piloté aux sensations et au son du planeur. N’ayant pas une grande expérience sur ce planeur, je savais tout de même que ce champ était vachable en état de surface (blé récemment coupé). Ce que j’appréhendais le plus, c’était les dimensions de ce champ avec un Marianne, n’ayant pas de freins efficaces.
Sur le coup, j’ai pensé que j’avais mal géré la casse câble mais après analyse, et ne sachant pas qu’un avançon bloquait ma gouverne de profondeur, il s’est avéré que j’ai choisi la meilleure option pour éviter un accident grave. Je n’ai pas réalisé et je ne réalise pas encore la gravité que le blocage de la profondeur si près du sol aurait pu engendrer. Etant sous le choc, j’ai ensuite directement réalisé une treuillée avec un instructeur afin d’apaiser mes peurs. J’ai ensuite fait revoler mon baptisé.

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