Par une belle journée de septembre avec un léger vent du nord dans les Alpes du Sud, nous transitons entre Lure et les Crêtes de l’Âne. Aux environs de 1500mètres je reprends les commandes et nous voyons très haut dans le ciel un groupe d’oiseaux (5 ou 6), bien avant d’arriver sous eux, j’enroule par la gauche une forte ascendance de plus de 5m s. A la fin du premier tour de spirale, je commence une opération de recentrage et à ce moment là, je découvre en même temps que mon élève un grand oiseau devant nous légèrement plus haut. Il est dans le même sens que nous, il déploie ses ailes comme pour se freiner, et tourne la tête en nous regardant, et sort son cou M..de c est un vautour , il passe au dessus de l’aile droite à environ 1 mètre du fuselage, et un double bruit se fait entendre en cabine, nous l’avons touché !
Je n’ai pas ressenti de secousse au manche, donc théoriquement il n a pas touché la profondeur, le planeur est man’uvrable, sortie de train et essai des aérofreins sortie et rentrée, il vole normalement, donc pas de procédure d’évacuation.
Je nous déroute sur le terrain de Sisteron qui est à 12 kilomètres, atterrissage sans problème.
Au sol le constat est un délaminage de l’empennage vertical, côté droit et sur presque toute sa surface, avec des traces de sang 30 centimètres sous la profondeur. Retour au terrain en remorque. Le nombre de vautours dans les Alpes du Sud est en forte augmentation et maintenant je suis plus vigilant aux abords de grands oiseaux.
Le vautour ne doit pas être abordé par un secteur arrière avec un étagement bas. Dans ce cas, se sentant agressé il se laisse tomber, ce qui peut est dommageable pour nous en planeur.
Il est nécessaire de bien les reconnaître et d éviter de se retrouver dans cette situation.